27 juin 2013
Marché de l'emploi
Emploi-Québec tente de rassurer Saint-Hyacinthe
Par: Le Courrier

Désirant rassurer une région qui a été malmenée dans une récente étude du Conference Board du Canada portant sur l’économie des villes canadiennes de taille moyenne, Emploi-Québec vient de diffuser des chiffres apaisants pour Saint-Hyacinthe.

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« L’emploi se porte bien dans la MRC des Maskoutains », soutient Emploi-Québec Montérégie dans un communiqué résumant les résultats d’une enquête téléphonique sur les caractéristiques de la demande de main-d’oeuvre. Elle a été réalisée entre avril et octobre 2012 auprès de 469 des 907 entreprises de cinq employés et plus qui ont été invitées à participer.

« Il ne s’agit pas d’un sondage. C’est une enquête approfondie sur les caractéristiques de l’emploi qui est réalisée systématiquement tous les deux ans dans toutes les MRC », a indiqué Régis Martel, économiste attaché à la direction régionale d’Emploi-Québec en Montérégie. Il a toutefois précisé que seuls les résultats pour la MRC des Maskoutains ont fait l’objet d’un communiqué, et cela en raison de l’effet qu’a eu l’étude du Conference Board. « Ça a préoccupé des gens. Ce n’est pas une réponse à cette étude, c’est une annonce sur la situation de l’emploi. Vous avez eu une source, vous en avez une autre », a expliqué M. Martel.

Embauches

Au terme de son enquête et après pondération des données recueillies, Emploi-Québec a déterminé qu’au cours des douze mois qui ont préc��dé l’enquête 2012, les entreprises de la MRC des Maskoutains ont procédé à 4 086 embauches, contre 3 077 en 2010.

« Parmi ces embauches, on retrouve 1 183 nouveaux postes créés, comparativement à 765 en 2010 et à 1 020 en 2007 (période d’avant récession). Ces données placent la MRC dans le peloton de tête au niveau de la création d’emplois en Montérégie », affirme Emploi-Québec dans son communiqué. M. Martel a précisé que les emplois disparus avaient été considérés, de sorte qu’il s’agit d’un résultat net.Dans son étude diffusée ce printemps, le Conference Board accordait 1 600 nouveaux emplois à la ville de Saint-Hyacinthe en 2012, ce qui donnait 20 400 emplois au total, comparativement à 37 800 emplois en 2005. C’est cette estimation de 17 400 emplois perdus en huit ans qui en a fait sursauter plusieurs.« S’il y avait eu autant de pertes d’emploi, ça aurait été corroboré par le nombre de demandes d’assurance-emploi déposées, ce qui n’est pas le cas. À l’échelle de la MRC des Maskoutains, il y a eu des pertes d’emplois durant la récession, mais de faible ampleur et ça a été vite récupéré l’année suivante. La MRC a terminé 2008-2009 avec un bilan positif. On est en droit de penser que la situation de l’emploi ne s’est pas dégradée », soutient-il.Selon l’économiste, le Conference Board a dépeint une situation structurelle dans l’emploi à Saint-Hyacinthe, alors que la région n’a connu qu’une baisse conjoncturelle. « Dans la MRC, le nombre total d’emplois se situe toujours autour de 40 000 », assure-t-il.Il signale par ailleurs que Statistique Canada, qui ne publie pas de données officielles en dehors des recensements, produira cet automne sa nouvelle enquête officielle de l’emploi, basée sur le recensement de 2011. « C’est un quasi-dénombrement. Nous allons rédiger des profils au début de 2014, et on s’attend à une légère croissance », a indiqué Régis Martel.Selon l’enquête d’Emploi-Québec, beaucoup d’entreprises de la région vivent des difficultés de recrutement; 17,9 % d’entre elles ont eu des postes vacants affichés durant au moins quatre mois en 2011-2012, comparativement à 15 % en 2010. Enfin, Emploi-Québec estime que le dynamisme de la région en création d’emplois se reflète dans les projets d’investissement annoncés par le truchement de l’Institut de la statistique et des demandes de permis de construire.

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