2 juillet 2020
Marché Bonichoix de Sainte-Hélène
Employés positifs à la COVID-19 : un « tour de force » pour rester ouvert
Par: Maxime Prévost Durand

Une douzaine d’employés du Marché Bonichoix de Sainte-Hélène ont été absents en même temps au début mai, après que trois employés ont testé positif à la COVID-19 et que neuf autres ont dû se placer en quarantaine. Malgré cet enjeu de main-d’œuvre, l’épicerie n’a jamais fermé. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Il s’en est fallu de peu pour que la COVID-19 oblige le Marché Bonichoix de Sainte-Hélène à fermer ses portes temporairement en mai après que trois de ses employés eurent été testés positifs. Heureusement, le dévouement du personnel a permis de garder le magasin ouvert pour répondre aux besoins de la population.

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C’est qu’en plus des trois employés positifs à la COVID-19, neuf autres employés ont dû être placés en quarantaine en réponse aux mesures préventives prévues par la santé publique en raison de possibles contacts avec les personnes infectées. Comme il s’agit d’un magasin de proximité, donc plus petit qu’une grande épicerie, un enjeu de main-d’œuvre commençait à se faire sentir.

« Ils ont fait un véritable tour de force avec l’horaire des employés pour s’assurer de continuer à offrir les services à la population. Les employés ont été très conciliants », a mentionné la porte-parole de Sobeys, Anne-Hélène Lavoie, lorsque jointe par LE COURRIER en début de semaine, sans toutefois être en mesure de dire combien d’employés travaillent à cette épicerie. En plus de la bannière Marché Bonichoix, Sobeys opère les magasins IGA et Marché Tradition notamment.

Des mesures strictes sont enclenchées dès qu’un cas est détecté, a assuré Mme Lavoie. Le magasin où l’employé travaille est désinfecté la même journée et une enquête est lancée conjointement par la santé publique et le magasin pour déterminer si d’autres employés ont pu être exposés à la personne infectée et doivent être mis en quarantaine.

Dans le cas du Marché Bonichoix de Sainte-Hélène, les trois employés positifs avaient tous travaillé pour la dernière fois lors de la journée du 1er mai avant d’avoir, dans les jours suivants, la confirmation qu’ils avaient contracté la COVID-19. L’enquête n’a pas permis de déterminer si c’est l’un des employés infectés qui a contaminé les autres, a rapporté Mme Lavoie.

« Tout le monde [incluant les employés en quarantaine] est revenu au travail maintenant », a-t-elle ajouté, spécifiant que toutes les précautions sont prises pour assurer la sécurité des clients et du personnel lors de la réintégration d’un employé ayant combattu la COVID-19.

Mme Lavoie a par ailleurs précisé que le niveau de risque pour la clientèle était considéré comme étant « très minime » par la santé publique même si un employé porteur de la COVID-19 a été détecté dans un magasin.

Deux autres épiceries touchées

Au moins deux autres épiceries de la région maskoutaine ont recensé des cas de COVID-19 parmi leurs employés, observe-t-on dans une liste dévoilée par Sobeys. Le IGA Extra Famille Benoit, des Galeries St-Hyacinthe, et le Marché Tradition de Sainte-Madeleine comptent chacun un employé qui a été touché par la maladie dans les dernières semaines.

Du côté du Marché Tradition, le cas a été rapporté le 9 juin, un peu plus d’une semaine après la dernière présence de l’employé à son lieu de travail. Deux autres employés ont dû être mis en quarantaine. Au IGA Extra Famille Benoit, le diagnostic a été confirmé le 2 juin pour l’employé affecté, qui n’avait plus travaillé depuis le 24 mai. Aucun autre employé n’a été mis en quarantaine pour ce magasin.

LE COURRIER a joint la propriétaire du Marché Tradition de Sainte-Madeleine en début de semaine, mais celle-ci n’a pas voulu commenter la situation, nous redirigeant vers la porte-parole de Sobeys. Des messages laissés lundi au IGA Extra Famille Benoit et au Marché Bonichoix de Sainte-Hélène étaient quant à eux restés sans réponse au moment de mettre sous presse mardi.

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