15 novembre 2012
Mazda CX-5
En attendant l’hiver
Par: Marc Bouchard

Je l’admets, au cours des derniers mois, j’ai été particulièrement gâté; j’ai pu conduire quelques-unes des voitures sportives les plus spectaculaires du monde. Mais avec l’automne et l’hiver qui approchent, finies les performances spectaculaires, il est temps de céder la place à la sagesse et à la sécurité qui me caractérisent (même si je lis le doute dans votre esprit).

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C’est pourquoi, au cours des prochains mois, en plus de mon véhicule d’essai hebdomadaire, j’aurai l’occasion de tester un petit utilitaire sport qui fait de grandes promesses, le Mazda CX-5.

Premier véhicule de la famille construit spécifiquement selon la technologie SkyActiv, le CX-5 est à la fois un véhicule familial, un véhicule sécuritaire et un véhicule économique. Du moins, c’est ce que l’on nous promet, et que j’aurai l’occasion de vérifier d’ici à la fin d’avril prochain.

De la gueule

Il faut l’avouer, le CX-5 a un style qui se démarque de la concurrence. Les autres utilitaires sport de petit format ont tous opté pour des rondeurs modernes relativement similaires. Le CX-5 lui, conserve quelques lignes un peu carrées; rien de comparable à son prédécesseur dans ce segment, le Tribute, mais il se garde tout de même une petite gêne en matière de rondeur.

C’est à sa calandre cependant que le CX-5 doit toute sa personnalité. La grille reprend en fait les traits des autres de la famille, l’encadrant dans un capot profilé plus dynamique. La partie arrière, plus standard, est moins distinctive, mais plutôt bien réussie. Dans l’habitacle, ce qui étonne, c’est le côté relativement sombre de la finition. Tout y est noir, mais pratique et bien pensé. Heureusement aussi, tout est un peu éclairci par la présence d’un grand écran de navigation dans la console centrale. Malgré tout, l’ensemble est moderne et donne clairement une indication de l’appartenance à l’héritage Mazda. Les sièges sont confortables, du moins dans la partie avant, où les réglages sont multiples. La banquette arrière reçoit un peu moins d’éloges de mon bougonneux adolescent, mais elle s’avère tout de même suffisante. Quant à l’espace de chargement, il est facile d’accès, et dans notre version d’essai soigneusement recouvert d’un cache-bagage bien intégré.

Économe dans tous les sens

Une fois au volant, le CX-5 étonne… d’une part par sa consommation accomplie, soit moins de 8,1 litres aux 100 kilomètres de moyenne. Étonnant surtout parce qu’on s’attend que ce genre de véhicule soit nettement plus gourmand.

Cet excellent résultat n’est rien de moins que le fruit de l’application logique et bien équilibrée de la technologie SkyActiv. Sans vouloir entrer dans tous les détails, sachez seulement que SkyActiv est un système d’ingénierie reprenant totalement la conception du véhicule. Rapidement expliquée, disons que cette technologie allège le châssis, redessine les suspensions et modifie le moteur pour en diminuer les mouvements mécaniques suscitant trop de consommation. L’explication n’a rien de sexy, mais les premiers jours de conduite nous ont permis de constater que le résultat est probant. Moins probantes cependant sont les performances : l’accélération vive n’a de vive que le nom, et les suspensions se montrent parfois un peu trop sèches en réaction. Il faut dire que notre randonnée des premiers jours a surtout été réalisée sur autoroute, ou sur des voies fortement accidentées. Malgré tout, le CX-5 n’est pas inconfortable ou désagréable, bien au contraire. Et j’ai bien hâte de voir comment il traversera l’hiver…

Forces :

Moteur SkyActiv économique Confort aux places avant Design

Faiblesses :

Fiabilité à prouver Banquette arrière étroite Suspensions sèches

Fiche technique

Moteur : L4 2.0L SKYACTIV-G Puissance (ch@tr/min) : 155 @ 6000 Couple (lb.pi@tr/min) : 150 @ 4000 Roues motrices : Avant Transmission : Automatique à 6 rapports Freins : Disques avant/disques arrière Consommation ville/autoroute : (L/100 km) 7.7 / 6.1 Prix : de 24 890 $ à 34 645 $

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