3 juin 2021
En route vers la nouvelle école primaire au Domaine sur le Vert
Par: Rémi Léonard

De gauche à droite, Jean-François Soumis, directeur du service des ressources matérielles du CSSSH, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale, André Beauregard, conseiller du district Douville, Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, Jean-Pierre Bédard, directeur général du CSSSH, et Roger Letendre, de la société immobilière Maska. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le chantier de la future école primaire maskoutaine au Domaine sur le Vert a reçu de la visite officielle ce lundi pour marquer la première pelletée de terre, réunissant pour l’occasion les élus locaux et provinciaux ainsi que des représentants du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH).

Publicité
Activer le son

Deux ans après l’annonce de l’octroi des fonds par Québec, l’ajout de cette nouvelle école en sol maskoutain est maintenant en voie de devenir réalité puisque le chantier est déjà bien entamé sur le site de l’ancien champ de pratique de golf. L’entrepreneur Groupe Gagné Construction, de Saint-Christophe-d’Arthabaska, a décroché ce contrat avec une soumission de 21,66 M$. Le projet complet recevra une aide financière de 31,3 M$ de Québec.

Les premiers élèves doivent faire leur arrivée dans cette future école à la rentrée 2022, ce qui constitue un délai bien plus court qu’à l’habitude entre l’annonce et l’ouverture (trois ans et demi), a souligné la députée de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale, Chantal Soucy. Le nouvel établissement viendra répondre à un « besoin criant », selon l’élue caquiste, qui y voit un bel exemple d’une « vraie école de quartier ».

De passage sur place pour l’occasion, son collègue Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, a partagé sa fierté de voir un tel projet prendre son envol. Plus moderne et plus « adaptable » aux besoins de ses occupants, elle appartiendra véritablement à une « nouvelle génération d’école », a affirmé le ministre.

Il s’est également réjoui de voir que le Centre de services scolaire a choisi « d’utiliser la marge de manœuvre » laissée par Québec aux décideurs locaux pour en faire un projet innovant. La particularité de cette école est en effet d’avoir été conçue selon les principes de la certification WELL, qui se veut axée sur le bien-être des occupants, une première pour une école au Québec. « L’élève, son bien-être et la qualité des apprentissages [sont] au cœur de sa conception », a confirmé Jean-Pierre Bédard, le directeur général du CSSSH, qui évoque un projet « fort stimulant pour nous ».

Il s’agit même d’une fierté pour toute la région, selon les intervenants présents, et le maire de Saint-Hyacinthe Claude Corbeil a dit espérer que cette école serve « de référence pour d’autres constructions similaires ». C’est la Municipalité qui a cédé le terrain pour la construction de l’école, lequel avait été offert au préalable par le promoteur Roger Letendre, tout comme le parc adjacent.

L’école abritera 24 classes et environ 400 élèves. L’ajout de ces nouveaux espaces viendra nécessairement provoquer une réorganisation dans l’offre de services du CSSSH. Deux scénarios à cet effet ont été présentés récemment en assemblée publique de consultation et la décision du conseil d’administration doit tomber le 6 juillet. En somme, les changements proposés comprenaient surtout le transfert des élèves de Douville actuellement transportés jusqu’à Saint-Thomas-d’Aquin vers cette nouvelle école, même si d’autres changements découlant de la nouvelle offre de service vont également survenir en lien avec l’arrivée d’un nouvel établissement.

Le secteur secondaire n’est pas en reste alors qu’un autre projet d’envergure se déroule simultanément à l’école secondaire Casavant, qui s’agrandira éventuellement dans l’aile centrale du Séminaire. L’école pourrait à terme accueillir jusqu’à 800 élèves supplémentaires. Le contrat pour la réalisation des travaux est allé à l’entreprise Construction Gératek, de Sherbrooke, pour une somme de 29,6 M$. Dans les deux cas, les contrats ont été octroyés il y a plusieurs mois déjà, de sorte que la surchauffe actuelle dans le marché de la construction n’a pas trop affecté les prix, surtout pour l’école primaire, a détaillé Jean- François Soumis, directeur du service des ressources matérielles du CSSSH.

image