19 mars 2015
En route vers le 50e du soccer organisé à Saint-Hyacinthe (6)
Par: Le Courrier
Passation des pouvoirs du Milano à la Porte-des-Cascades en 1983, avec les frères Frantzios, CH380.

Passation des pouvoirs du Milano à la Porte-des-Cascades en 1983, avec les frères Frantzios, CH380.

L’année 1982 a été celle du premier championnat. Il fut intéressant de constater l’impact de cette réussite sur l’ensemble du soccer maskoutain. L’année suiviante, 1983, s’avérait pleine de promesses.

Au niveau du soccer mineur local, les quartiers continuaient de s’occuper du récréatif. Par contre, nous remarquions que le fossé s’élargissait entre l’élite et les quartiers, au niveau de la technique. Le niveau compétitif qui était entièrement sous l’égide du Club de soccer Milano, affilié au Soccer Mineur, verra plusieurs changements en 1984.

Tout d’abord la première équipe du Milano joua pour la première fois en division d’honneur interrégionale. Le nombre d’équipes passa de dix à six. Le calibre devint de plus en plus fort. À l’équipe de Saint-Hyacinthe, s’ajouteront : Drummondville, Sorel, Bedford, Tracy et Sherbrooke.

À la surprise générale, l’équipe maskoutaine ne portera pas le vocable Milano. Le génial Dyonisyos Vertzagyas eut l’idée de confier la gérance de l’équipe à son ami Pavlos Frantzios, propriétaire du restaurant Porte-des-Cascades avec son frère Gerasimos dit « Jerry ». L’équipe s’appellerait, Les Cascades, mais ferait toujours partie du Club de soccer Milano. Les motifs de monsieur Vertzagyas étaient un peu pécuniaires, mais aussi, voulait-il avoir plus de temps pour diriger une équipe.

Le début de saison des Cascades fut tout simplement parfait. L’entraîneur de la formation était le réputé joueur-entraîneur Michel Archambault qui était surtout reconnu comme hockeyeur à la suite de son passage par Chicago et Québec. On retrouvait dans l’équipe quelques nouveaux arrivants dont le Mexicain Luis Nunez Ochoa et le maskoutain Michel Brillon.

Après les cinq premières victoires acquises surtout grâce à l’étanchéité de la défense, les dix parties suivantes furent beaucoup plus difficiles. Comme le mentionnait le sympathique reporter du Courrier de Saint-Hyacinthe, Jean-Marie Fontaine : « Les succès du début de saison des Cascades, n’étaient-ce qu’un feu de paille? ». Mais non, Jean-Marie, par contre les équipes attendaient les Cascades de pied ferme. Les parties devenaient de plus en plus serrées. Le système défensif implanté par Michel Archambault permit de tenir le coup, jusqu’à la fin de la saison. L’équipe répéta l’exploit de l’année précédente et remporta un deuxième sacre consécutif.

Malheureusement, Drummondville les surprit en demi-finale. Il restait les séries provinciales, au cours desquelles les Cascades se contentèrent de trois verdicts nuls contre les différents champions du Québec. L’accession au niveau AAA devrait encore attendre.

La réduction du nombre d’équipe sénior permit de créer une deuxième division régionale. Deux équipes maskoutaines en firent partie, soit les Verts, avec entre autres Claude Barceloux et Daniel Bonin et La Petite Hermine (crêperie sur la rue des Cascades), une équipe comprenant presqu’entièrement des enseignants, dont Jean-Luc Méthé et Christian Lalonde.

Une ligne sénior féminine vit aussi le jour : les Vertes et le Milano et ses meneuses Carmen Dion et Isabelle Couture. Chez les hommes : les Verts connurent une saison moyenne, alors que la Petite Hermine dût se contenter du dernier échelon. Il faut mentionner que c’était l’équipe la plus âgée du circuit. Chez les filles, le Milano se tint dans la tête du classement, alors que les Vertes connurent des ennuis durant toute la saison, n’ayant marqué que trois buts contre trente à un moment donné. L’entraîneur Charles Gauthier a d’ailleurs commencé à y perdre des cheveux.

Pour ce qui est du soccer élite mineur, le Club de soccer Milano poursuit la mission qu’il s’est donnée, soit de développer des jeunes et de les amener au plus haut niveau. Un Bantam, un Midget et un Junior seront ses équipes mineures élites.

Les Bantams étaient entraînés par Sylvain Provençal et Robert Gervais. Ils eurent une très bonne saison. Yves Lagüe, Marc Julien, Philippe Frenière et Daniel Lambert furent les joueurs marquants de 1984 au niveau Bantam. Les Midgets étaient entraînés par Michel Villeneuve et gérés par Jacques St-Amand. La saison fut exceptionnelle. Une série de huit victoires agrémenta la saison. Martial Bourgeois, Mario Lavoie, Gaétan Dion, Martin Hétu et le gardien Alain Racine furent les plus en évidence. Les Midgets bataillèrent jusqu’à la fin de la saison avec Longueuil pour le premier rang. L’équipe Junior était dirigée par le président lui-même, Dyonisyos Vertzagyas. Cette équipe connut des hauts et des bas. Un soir, ils battaient les meilleurs et à la partie suivante, ils perdaient contre les plus faibles. Le manque de discipline pouvait expliquer cela.

La phrase de l’année 1984 revint au coloré Dyonisyos Vertzagyas lorsqu’il dit au sympathique journaliste Jean-Marie Fontaine, lors de tires de tracteurs : « Un jour, il y aura autant de monde pour les matchs de soccer ».

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