12 mai 2011
Urgence de l'Hôpital Honoré-Mercier
Encore du travail à faire
Par: Nicolas Dubois

Devoir patienter à l’urgence n’est jamais une partie de plaisir. Heureusement, l’Hôpital Honoré-Mercier a fait des progrès notables en matière de délais d’attente et de durée des séjours, mais le centre hospitalier a encore du travail à faire pour atteindre les objectifs établis par le ministère de la Santé, observe le Vérificateur général du Québec.

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« L’urgence est souvent considérée comme le baromètre d’un hôpital, sa performance étant tributaire de celle des services offerts en amont et en aval », indique le rapport du Vérificateur général. De façon globale, les délais d’attente sont beaucoup plus longs que les exigences du Ministère à Saint-Hyacinthe, mais sont similaires à ceux des autres établissements comparables. Les six premiers mois de l’année 2010-2011 témoignent cependant d’une nette amélioration.« Des lacunes persistent en ce qui a trait à la durée des séjours, laquelle ne satisfait pas aux exigences du Ministère, et à la proportion des séjours sur civière de plus de 24 heures, proportion qui est importante même si elle est inférieure aux résultats du groupe d’établissements comparables », écrit l’équipe du vérificateur chargée d’évaluer la performance de l’hôpital de Saint-Hyacinthe.Ainsi, en 2009-2010, un patient mis sur une civière attendait en moyenne 24 heures avant de pouvoir retourner chez lui. C’est plus du double que la moyenne visée par le ministère de la Santé, qui est de 12 heures. Notons que l’hôpital semble avoir grandement amélioré sa performance au cours des six premiers mois de 2010-2011, puisqu’il enregistre une moyenne de 17 heures de séjour. La proportion de patients alités sur une civière en 2009-2010 et qui ont dû attendre plus de 24 heures avant de retourner à la maison est également très grande. C’est 44 % des usagers qui se sont retrouvés dans cette situation, alors que l’objectif du Ministère est de 15 %. Précisons que l’hôpital a amélioré sa performance pour les six premiers mois de 2010-2011 avec une moyenne de 29 %.Une amélioration drastiqueSelon le directeur général du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY), Daniel Castonguay, la direction maintient le cap et pourrait bien atteindre l’objectif du ministère de la Santé sous peu. « Il y a un an, nous figurions parmi les dix urgences les plus problématiques du Québec. […] Nous avons connu des changements notables. Nous sommes l’une des urgences qui ont connu une amélioration majeure », plaide le DG.M. Castonguay explique que le CSSSRY a établi des stratégies pour optimiser la performance de l’urgence, comme la mise en place d’un continuum de services pour les personnes âgées en perte d’autonomie et l’implantation, avec les cliniques médicales du territoire, d’un corridor de services. « Nous tentons d’améliorer la collaboration entre les CLSC et l’hôpital ainsi que de maximiser les services à domicile pour désengorger l’urgence », précise-t-il. Pour l’année 2009-2010, près de 35 000 personnes se sont présentées à l’urgence du centre hospitalier. Plus de 10 000 d’entre elles ont été placées sur des civières. Les activités associées à l’urgence ont entraîné des dépenses de 5,8 millions de dollars pour la même année.

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