1 décembre 2011
Rue Jolibois
Encore les égouts!
Par: Le Courrier
Michel Pellerin devra recommencer une fois de plus les aménagements qu'il avait réalisés dans son sous-sol.

Michel Pellerin devra recommencer une fois de plus les aménagements qu'il avait réalisés dans son sous-sol.

Des résidents de la rue Jolibois, dans le district Laurier, ont été victimes vendredi dernier d’un deuxième refoulement d’égout en l’espace de trois mois seulement. Le premier s’était produit le 28 août, au moment du passage de la tempête Irène.

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« On a tous eu ça dans la rue. Ça sent les égouts! En face de l’usine Olymel, au coin de Brabant, il y en a même qui ont eu deux ou trois pieds d’eau dans leur cave », a raconté Michel Pellerin, dont le bungalow se trouve entre les rues Édouard-Bilodeau et Brabant. C’est dans ce segment de la rue Jolibois que le débordement a fait le plus de dégâts.

Le refoulement d’égout du 28 août avait causé chez lui des dommages qu’il estime à près de 25 000 $, pertes qui n’ont été que partiellement comblées par les assurances. Il venait tout juste de terminer les réparations lorsque, la semaine dernière, les eaux usées ont à nouveau envahi son sous-sol. « Tout est à recommencer : les deux chambres, le salon, l’atelier, le plancher flottant. Ça a remonté par les toilettes », explique-t-il. Dans son cas, l’histoire s’est répétée au moment même où il recevait la lettre de la Ville de Saint-Hyacinthe lui annonçant qu’elle déclinait toute responsabilité à l’égard des dommages que le refoulement du 28 août a causés chez lui. « Suivant l’inspection effectuée par les préposés du service des Travaux publics et les informations qu’ils ont obtenues, nous concluons que l’infiltration d’eau survenue dans votre résidence est due à une mauvaise conception de vos équipements de protections sanitaires ou à leur mauvais entretien, lesquels n’ont pas pu agir efficacement », peut-on lire dans la lettre datée du 17 novembre qu’il a reçue de la conseillère juridique de la Ville, Isabelle Leroux.Cependant, au paragraphe suivant, Me Leroux reconnaît que le 28 août, la Ville de Saint-Hyacinthe a elle-même éprouvé des difficultés avec ses équipements. « Le caractère exceptionnel des pluies s’étant abattues sur le territoire de la Ville au cours du passage de la tempête Irène fait en sorte que l’ensemble du bassin versant et certaines infrastructures municipales étaient en surcharge, n’étant pas conçues pour supporter de telles précipitations de récurrence centenaire », admet-elle.

Bouchon suspect

Mais cette fois-ci, la région de Saint-Hyacinthe n’était affectée par aucune tempête tropicale et il ne pleuvait même pas. Alors, comment expliquer le refoulement d’égout survenu le 25 novembre au matin?

Une fois le problème signalé, un préposé des Travaux publics s’est rendu au coin de la rue Brabant pour pomper les eaux usées; il a alors constaté que quelque chose obstruait la conduite d’égout sanitaire. Il en a aussitôt fait part au conseiller municipal du district Sainte-Rosalie, Donald Côté, qui s’était rendu sur les lieux à la demande de M. Pellerin. « Le préposé qui était là m’a dit qu’un bouchon s’était décroché avant la station de pompage », a confirmé le conseiller Côté, qui trouve « curieux » qu’un deuxième refoulement se produise au même endroit en si peu de temps.M. Pellerin aussi. « Ça fait 15 ans que je demeure ici et ça n’était encore jamais arrivé. J’ai fait inspecter mes tuyaux, tout est correct et j’ai même deux clapets », soutient-il. Il a annoncé que ses voisins et lui-même allaient s’unir pour mettre en demeure la Ville de Saint-Hyacinthe de régler le problème et de les dédommager.

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