28 août 2014
Centrale hydroélectrique
Entente reconduite tardivement
Par: Benoît Lapierre
L’entente sur le maintien d’un débit réservé adéquat pour la rivière Yamaska durant l’été a été renouvelée avec plus d’un mois de retard. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’entente sur le maintien d’un débit réservé adéquat pour la rivière Yamaska durant l’été a été renouvelée avec plus d’un mois de retard. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe a tardé à demander le renouvellement de la dernière entente conclue avec l’exploitant de la centrale hydroélectrique du barrage Penman’s au sujet du débit d’eau qui doit être réservé à la rivière Yamaska.

Alors que les ententes précédentes à ce sujet sont toutes entrées en vigueur le 1er ou le 15 juillet, ce n’est que le lundi 4 août que le conseil municipal a autorisé la signature d’un nouvel accord avec la société ontarienne Algonquin Power Fund pour l’été 2014.

En proposant ce renouvellement à la séance du conseil de lundi, le conseiller du district La Providence, Bernard Barré, a reconnu que les choses avaient un peu traîné cet été. « Mais ce sera en vigueur à partir de demain matin (mardi) », a-t-il affirmé.

Depuis l’été 2001, la Ville demande à Algonquin Power de diminuer le turbinage de façon à garantir le maintien d’un débit de 7 m3/s pour la rivière du 1er juillet au 15 septembre (avant 2006, cette période commençait le 15 juillet). La Ville le demande, mais ne l’exige pas; une clause ajoutée à toutes les ententes stipule que les parties peuvent y mettre fin simplement en transmettant à l’autre partie un avis écrit. Mais jusqu’ici, cette situation ne s’est jamais produite.

En maintenant un débit réservé de 7 m3/s au coeur de l’été, Algonquin Power subit des pertes financières que la Ville doit assumer en acceptant une diminution de la redevance qu’elle devrait normalement percevoir à titre de loyer. Sans les déductions pour les pertes encourues, les redevances correspondraient à 3 % des revenus bruts d’Algonquin, avant déduction pour les pertes encourues. Selon les certificats d’autorisation gouvernementaux délivrés en 1993, Algonquin pourrait ne laisser à la rivière qu’un débit réservé de 2 m3/s.

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