18 janvier 2018
Crise du verglas : 20 ans
Entraide et courage des agriculteurs de la Montérégie
Par: Le Courrier
Denise Brodeur-Riendeau, présidente, Hélène Miron, membre exécutif à la Fédération de l’UPA Saint-Hyacinthe, et André Cailler, président d’Hydro-Québec, lors d’une visite de ferme pendant le verglas de 1998.

Denise Brodeur-Riendeau, présidente, Hélène Miron, membre exécutif à la Fédération de l’UPA Saint-Hyacinthe, et André Cailler, président d’Hydro-Québec, lors d’une visite de ferme pendant le verglas de 1998.

Il y a 20 ans débutait l’une des plus graves catastrophes du Québec : la crise du verglas. En Montérégie, plus de 3 300 entreprises agricoles situées au cœur du « triangle noir » ont durement été éprouvées. Le réseau électrique s’est effondré le 6 janvier. Dès cet instant, certaines installations devaient rapidement obtenir un apport constant en électricité pour assurer la survie des animaux. Plus de 50 bénévoles ont contribué à coordonner les locations de génératrices.

« L’entraide et le courage des agricultrices et agriculteurs ont permis de maintenir les services essentiels aux fermes sans électricité. Vingt ans plus tard, il est fondamental de se remémorer cet épisode marqué par l’engagement et la solidarité portés par le syndicalisme agricole », affirme le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Christian St-Jacques, qui était aussi bénévole lors des événements.
En quelques heures seulement, en pleine tourmente, des postes de distribution de génératrices ont été implantés dans les zones les plus sinistrées, là où les poteaux d’Hydro-Québec s’étaient écrasés dans les champs et sur les routes. Des convois de génératrices ont par la suite été dirigés vers les postes de distribution, sous la responsabilité des présidents et d’autres dirigeants des syndicats locaux de l’UPA. De là, les génératrices ont été redirigées vers les fermes les plus touchées.
« Il fallait faire vite, on s’est donc naturellement organisé. Durant une trentaine de jours, des équipes composées de dirigeants et de membres de l’UPA se sont relayées 24 h sur 24 aux postes de distribution de génératrices », relate Jean-Marc Ménard, producteur de bovins à Sainte-Christine et bénévole lors des événements.
Les ravages du verglas sur les arbres ont aussi endommagé gravement plusieurs productions, notamment l’acériculture, la pomiculture et la foresterie.
Les producteurs agricoles ont par la suite collaboré à l’élaboration du tracé pour la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité de 735 kV partant du poste Des Cantons (Estrie) jusqu’au poste Hertel (Rive-Sud de Montréal). Nommée la ligne des Cantons-Hertel, cette infrastructure a permis de fiabiliser le réseau électrique québécois.

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