20 septembre 2018
Campagne électorale 2018
Et si on parlait de pauvreté!
Par: Le Courrier

La famille, le transport, la santé et nos aînés sont au cœur de cette campagne électorale 2018 qui, on le constate, se joue à coup de millions, que dis-je, à coup de milliards, en annonces de toutes sortes au quotidien. On ne peut que se réjouir de l’éveil soudain de nos politiciens pour nos aînés particulièrement.

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Mais curieusement, on ne parle pas ou très peu de pauvreté. Rappelons que le gouvernement du Québec, par l’entremise de son ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a déposé son plan de lutte à la pauvreté en décembre 2017.

Ce plan, qui comporte 23 mesures (chiffrées à 3 milliards de dollars sur cinq ans), vise à permettre aux plus démunis de notre société d’avoir une amélioration de leur qualité de vie. Ces mesures touchent l’aide sociale, l’habitation, le salaire minimum, etc.

La question qui tue (comme le dirait Guy A. Lepage), qu’arrivera-t-il à ce plan de lutte après l’élection du 1er octobre prochain? On peut croire que, si le gouvernement libéral est reporté au pouvoir, ce plan ira de l’avant. Malgré quelques mesures annoncées avec parcimonie par les différents partis politiques, il serait intéressant de savoir si ce plan de lutte à la pauvreté sera tabletté ou conservé intégralement ou même partiellement par le parti qui sera porté au pouvoir.

Parler de pauvreté, ce n’est pas très sexy, ça ne donne peut-être pas beaucoup de votes, mais comme société, nous avons le devoir de prendre soin des personnes et des familles qui souffrent quotidiennement d’un manque cruel de ressources financières et d’aide pour alléger leurs souffrances.

Michel Gauvin, coordonnateur Le Collectif d’action populaire Richelieu Yamaska
Organisme de défense de droit des personnes assistées sociales

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