13 décembre 2018
Journée Maskoutinc
Être créatif pour recruter de nouveaux employés
Par: Jean-Luc Lorry

La pénurie de main-d’œuvre qui touche de nombreux secteurs d’activités oblige les entreprises à faire preuve d’imagination, de flexibilité et de générosité envers leurs futures recrues qui constituent un rouage essentiel au bon fonctionnement des affaires.

Publicité
Activer le son

Recruter autrement pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre était le thème d’une conférence présentée dans le cadre de la journée Maskoutinc, une activité dédiée à l’entrepreneuriat qui se tenait dernièrement à Saint-Hyacinthe.

Des représentants du milieu manufacturier (Groupe Lacasse, Olymel et Beaulieu Canada) ainsi que du secteur financier (Caisse Desjardins) faisaient partie d’un panel pour aborder le sujet.
« Nous sommes en forte compétition avec le secteur agroalimentaire pour le recrutement. Lorsque nous perdons un employé, cela peut prendre jusqu’à deux mois pour le remplacer », a indiqué René Vincelette, vice-président des ressources humaines et du service à la clientèle au Groupe Lacasse de Saint-Pie.

Spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier de bureau, l’entreprise compte 561 employés, dont 411 en production. Depuis le mois de janvier 2018, le Groupe Lacasse a procédé à 102 embauches.

« Face à la pénurie de main-d’œuvre, nous avons augmenté les salaires à l’embauche ainsi que les conditions de travail », a souligné M. Vincelette.

Pour répondre aux commandes, l’usine spécialisée dans la fabrication de sièges pour le Groupe Lacasse compte aujourd’hui 25 % d’employés issus de l’immigration.

Le transformateur de viande Olymel, qui opère trois usines sur le territoire de la MRC des Maskoutains, éprouve également de la difficulté à recruter du personnel. L’entreprise emploie plus de 1600 employés dans la région sur un total de 13 500 au Canada. Olymel exporte ses produits dans plus de 65 pays.

Apport de Forum-2020

L’organisme Forum-2020, qui vient en aide aux immigrants souhaitant s’installer dans la grande région de Saint-Hyacinthe, est un partenaire de premier plan pour Olymel.

« Forum-2020 représente un plus dans notre stratégie de recrutement. Nous pouvons également compter sur le soutien d’Emploi Québec et de Synor [centre de formation et de services-conseils aux entreprises du Cégep de Saint-Hyacinthe] », a mentionné Denis Renaud, directeur corporatif, développement organisationnel et ressources humaines chez Olymel.

Pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, la Caisse Desjardins de la région de Saint-Hyacinthe mise pour sa part sur une gestion prévisionnelle des besoins en main-d’œuvre.

« Nous disposons d’une structure robuste en développement de compétences. Nous misons beaucoup sur le recrutement à l’interne. Nous essayons d’identifier des talents au sein de notre institution que nous pourrions faire progresser », a indiqué Alain Martin, directeur des ressources humaines à la Caisse Desjardins de la Région de Saint-Hyacinthe.

En raison du regroupement avec trois autres caisses régionales, la Caisse Desjardins de la Région de Saint-Hyacinthe comptera 210 employés à partir du 1er janvier 2019.

Chez Beaulieu Canada, une entreprise d’Acton Vale qui se distingue dans l’industrie du couvre-plancher, le manque de main-d’œuvre peut avoir un impact sur sa capacité à exécuter les commandes.

Pour la direction des ressources humaines de ce manufacturier, les employés cumulant de nombreuses années de services sont un atout majeur.

« Nous regardons comment garder chez nous les travailleurs les plus expérimentés. Un taux de roulement important représente un coût significatif pour une entreprise », a précisé François Lallier, directeur développement organisationnel de Beaulieu Canada.

Fondée en 1954, Beaulieu Canada compte 350 employés.

image