29 mars 2018
carte blanche
Éviter la Tour de Babel
Par: Pierre Bornais
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Le changement n’est pas nécessairement un signe de progrès, même si l’évolution se trouve au cœur de l’Histoire.

Il ne faut surtout pas le confondre avec les coutumes qui, elles, vont et viennent au gré de l’humeur des uns et des autres. Et tout chambouler au nom de la rectitude politique ou de l’engouement du moment.

C’est la réflexion qui s’est imposée à mon esprit en prenant connaissance de la directive fédérale pour assurer la neutralité des fonctionnaires face à la population. Exit donc tous ces termes rétrogrades comme « père » ou « mère » et tous les mots qui y sont associés ou liés directement ou indirectement.

Je ne peux que m’inscrire en faux contre une approche aussi stérile qu’inutile, même si l’exemple vient de haut avec le « peoplekind » – à la blague – d’un Justin Trudeau.

Au fil du temps, partout, la communication a été établie et consolidée entre des individus grâce au consensus liant un terme à une situation, un objet, un individu ou une personne.

Et, par la suite, il a été possible d’établir un dialogue entre diverses communautés puisque chacune pouvait s’appuyer sur un lexique couvrant une réalité identique. Ce qui n’a pas empêché pour autant une évolution particulière pour plusieurs langues en fonction de critères spécifiques à chacune.

Et même si la langue française est parmi les plus difficiles à maîtriser, avec l’utilisation à outrance du genre, sans lien apparent, elle possède un charme bien particulier. Et j’y tiens!

Ce n’est pas l’apparition de nouveaux phénomènes qui devrait tout remettre en cause et conduire à la destruction de tous les dictionnaires. Il ne faut pas l’oublier, la liberté d’un individu a pour limites la liberté d’un autre.

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