13 décembre 2012
Faire des jaloux et des heureux
Par: Martin Bourassa
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L’année 2012 se termine sur une note on ne peut plus positive à Saint-Hyacinthe au niveau économique. Les bonnes nouvelles ont largement eu le dessus sur les mauvaises au cours des 12 derniers mois.

Le bilan annuel ne sera certainement pas écrit à l’encre rouge, tant les investissements retentissants se sont multipliés. Le plus récent engagement de la société Yoplait envers l’usine Liberté annonce des lendemains prospères.En l’espace de deux ans, c’est pas moins de 52 millions de dollars qu’aura fait pleuvoir la multinationale du yogourt à Saint-Hyacinthe. Et même si elle ne le crie pas encore sur tous les toits, attendez-vous à la voir investir un autre 100 M$ d’ici cinq ans.C’est un secret de polichinelle qu’elle est plus décidée que jamais à rapatrier chez nous la production de yogourts Yoplait présentement brassée à l’usine Ultima de Granby.Cette possibilité évoquée il y a quelques mois a simplement été repoussée de quelques années quand l’entente de sous-traitance liant Yoplait à Ultima a contre toute attente été renouvelée pour six ans. Mais c’était avant qu’Ultima lance son propre yogourt de marque Iögo, en concurrence directe avec les produits de Yoplait.Les succès commerciaux et d’estime immédiats de Iögo ne feront sans doute qu’inciter Yoplait à accélérer ses investissements à Saint-Hyacinthe, question de mettre fin à une situation, disons particulière entre ces sociétés à la fois clientes et rivales.L’investissement de Yoplait est d’autant plus digne de mention qu’il est fait sans contrepartie publique. C’est un investissement tout ce qu’il y a de privé. Il n’a pas été fait en échange d’une subvention gouvernementale ou d’un cautionnement municipal.Mais Saint-Hyacinthe ne carbure pas uniquement aux produits laitiers. Au cours des derniers mois, les sociétés Aliments Brookside et Baxters Canada ont aussi fait pleuvoir des millions dans les parcs industriels de Saint-Hyacinthe et ajouté des dizaines d’emplois. De façon générale, rappelons que le plus récent bilan effectué en octobre auprès des 200 plus grandes entreprises de la MRC des Maskoutains traduisait un gain net de 1 455 emplois sur une année complète.Ce sont des chiffres qui font sans aucun doute l’envie de toutes les régions du Québec en ces temps de morosité économique et qui permettent d’envisager l’avenir avec optimisme. Un optimisme que l’on souhaite contagieux. Car si le secteur industriel envoie des signaux plutôt positifs, j’aimerais en dire autant du secteur agricole ou commercial où l’on sent un peu plus d’inquiétude et de tension.Plus que jamais, je ne saurais insister sur l’importance de privilégier l’achat local pour vos courses et vos emplettes de Noël. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en s’assurant que nos dépenses se transforment à coup sûr en investissements?Faire son magasinage de Noël chez nous et s’assurer de garnir sa table de produits du Québec ou fabriqués chez nous, voilà une bonne et savoureuse façon de soutenir notre économie locale. C’est à la fois une responsabilité individuelle et collective.

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