10 mars 2016
Famille d’accueil AFS : globe-trotter dans le confort de son salon
Par: Jennifer Blanchette
Famille d’accueil depuis trois ans avec le programme AFS Canada, les Fournier espèrent inciter d’autres Maskoutains à tenter l’expérience. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Famille d’accueil depuis trois ans avec le programme AFS Canada, les Fournier espèrent inciter d’autres Maskoutains à tenter l’expérience. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Depuis trois ans, la famille Fournier, de Saint-Hyacinthe, s’offre un tour du monde sans quitter le confort de son salon. Son secret? Accueillir des étudiants étrangers sous son toit.

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« Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas cela, mais qui ­aimeraient cela », lance d’entrée de jeu Pascal Fournier, en parlant du ­programme d’échanges internationaux AFS Canada.

En trois ans, la famille Fournier a reçu autant d’étudiants étrangers provenant de l’Italie, de la Turquie et de la ­République dominicaine. Chaque fois, il s’agissait d’un adolescent venu au ­Québec pour une période de 11 mois afin de compléter son secondaire 5.

C’est un incident malheureux – une myocardite virale – qui a incité Pascal Fournier et sa conjointe, Éveline Bousquet, à devenir famille d’accueil pour AFS Canada.

« J’avais reçu énormément d’aide ­durant ma convalescence et j’avais envie de redonner au suivant. Nous avons ­toujours voulu aider les enfants et nous avons vu une annonce d’AFS dans Le Courrier. Ça a déclenché l’envie de devenir famille d’accueil! », raconte M. Fournier.

Pour le moment, deux familles de Saint-Hyacinthe accueillent des élèves avec le programme AFS et M. Fournier aimerait voir ce nombre ­doubler. « Nous aimerions passer le flambeau à d’autres familles », fait-il savoir.

Les obligations de la famille d’accueil se résument à offrir un toit ainsi que trois repas par jour à l’élève. L’étudiant et sa famille financent tout le reste. « On ­devient la 2e famille de l’étudiant. Nous nous en occupons comme s’il était notre enfant », affirme le père de trois enfants.

Pour faire un choix éclairé quant à leur enfant adoptif, les familles parcourent une pile de candidatures provenant des quatre coins du monde. AFS estime qu’il recevra environ 120 candidatures cette année pour le Québec. Nul besoin d’avoir des enfants pour devenir famille ­d’accueil, note Amélie Jutras, conseillère pour AFS.

Les jeunes intègrent leur famille ­d’accueil en août et repartent onze mois plus tard, au terme de leur année scolaire. Dans le cas de la famille Fournier, les étudiants étrangers ont tous fréquenté la Polyvalente Hyacinthe-Delorme (PHD).

« Il faut être ouvert d’esprit, car il y a une routine familiale à la maison. Ce sont des élèves de 16-17 ans qui arrivent ici. Ça peut créer des chocs culturels parfois. Ce sont des compromis, et tout le monde doit être capable de s’adapter », résume Pascal Fournier.

De retour à Saint-Hyacinthe

Gabriel, un étudiant italien ayant ­séjourné chez la famille Fournier il y a deux ans, a tant apprécié son expérience qu’il a choisi de venir poursuivre ses études en techniques de l’informatique au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Aussi improbable que cela puisse ­paraître, c’était avec l’intention d’améliorer son anglais que Gabriel s’était inscrit au programme AFS il y a deux ans. Il a finalement abouti à Saint-Hyacinthe, où c’est la langue de Molière qu’il a ­apprise.

« C’est difficile de décrire ce qui m’a ­poussé à revenir ici, mais c’est un tout! », explique Gabriel, dans un excellent français.

Pour Camille, native de la République dominicaine, l’arrivée au Québec en août dernier se voulait une occasion d’améliorer son français et elle est déjà sur la bonne voie. « Il y a beaucoup de premières fois. Ça ouvre l’esprit de voyager. On ne pense pas que les gens puissent vivre de façon si différente de nous », témoigne celle qui réside en ce moment avec la ­famille Fournier.

AFS aura un kiosque aux Galeries St-Hyacinthe le 19 mars et répondra aux questions des Maksoutains intéressés à devenir familles d’accueil.

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