18 juillet 2019
Familles maskoutaines (14) – Les Guertin
Par: Le Courrier

Feu Meunerie Guertin, Sainte-Madeleine, 1957. Photo Fonds CH116 Studio Lumière, AP-0536

Treizième famille maskoutaine selon le nombre d’actes inscrits dans nos registres, elle occupe la 561e position des 1000 premiers noms de famille au Québec.

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Le 15 mars 1781, le notaire Antoine Grisé dit Villefranche, de Chambly, inscrit un acte se résumant ainsi : « Concession d’une terre située en la seigneurie de St Hyacinthe; par François Noiseux, curé, de Beloeil, au nom et comme procureur de Marie-Anne Crevier, tutrice de Hyacinthe Delorme, seigneur de St-Hyacinthe sur la rivière Yamaska, à Antoine Guertin, de Beloeil. » Ladite terre a une superficie de trois arpents sur trente, tenant par devant à la rivière Yamaska et d’un côté à celle de Michel Daunais.

Mgr Joseph-Ludger Guertin

Né en 1855 à Saint-Denis-sur-Richelieu, fils d’Édouard Guertin, cultivateur, et d’Émélie Goulet, il fait ses études à Saint-Hyacinthe et au Grand Séminaire de Montréal. Il est ordonné à Saint-Hyacinthe par Mgr Moreau en 1884. Il œuvre au séminaire de Saint-Hyacinthe en tant que professeur de syntaxe, de méthode, est directeur des élèves, puis à nouveau professeur.

Il étudie ensuite à Rome où il devient docteur en philosophie. Il réintègre le séminaire où il enseigne la philosophie, la théologie et la méthode. De 1892 à 1894, il est nommé curé de Sainte-Madeleine où il fonde un couvent des Sœurs Saint-Joseph. Ensuite, il est curé de Saint-Liboire, de 1904 à 1907, où il fonde un couvent de la même congrégation.

En 1907, il est vicaire-général du diocèse de Saint-Hyacinthe, puis chanoine titulaire de la cathédrale et enfin prévôt du Chapitre de la même cathédrale. Il obtient également le titre de protonotaire apostolique. Il est décédé en 1920, à l’âge de 64 ans, il est inhumé dans la crypte du séminaire de Saint-Hyacinthe.

Wilfrid Guertin

Né à Sainte-Rosalie en 1880, du mariage de Romuald Guertin et de Valérie Pelletier, il y épouse en premières noces Évelina Lemonde, en 1902. Six enfants naissent de cette union. Son épouse décède en 1920, à l’âge de 39 ans et 5 mois. En 1929, Wilfrid convole en secondes noces à Sainte-Rosalie avec Ernestine Plante, veuve d’Origène Poulin.

Agriculteur de métier, il a 69 ans lorsqu’il devient, en 1949, le premier maire de la nouvelle municipalité du Village de Sainte-Rosalie résultant de la scission de la Paroisse de Sainte-Rosalie. Il cédera le poste à Alfred Marquette en 1951. En 1958, il perd sa seconde épouse qui s’éteint le 13 mai. Il la rejoindra le 31 août 1961. Dans la toponymie de Saint-Hyacinthe, deux endroits portent son nom : l’avenue Guertin et la Place Guertin, situés dans le secteur Sainte-Rosalie.

Antoine Guertin

Né en 1896 à Saint-Charles-sur-Richelieu, après avoir travaillé au commerce de son père, il devient vendeur à Montréal pour les brûleurs William Oil-Ô-Matic. En 1933, il y épouse Simone Beauregard, fille du docteur Wilfrid Beauregard de Saint-Hugues. L’année suivante, le couple s’installe à Saint-Pie et Antoine achète un moulin, qu’il revend peu de temps après. En 1935, il achète un terrain qui longe la voie ferrée du Canadien Pacifique, où il fait construire un moulin. En 1943, les flammes ravagent l’établissement. Peu de temps après, la meunerie est reconstruite au même endroit.

Vers 1949, Antoine Guertin fait construire à Sainte-Madeleine une autre meunerie, alors considérée comme l’une des plus importantes de la province de Québec. Au début de 1957, un spectaculaire incendie la détruit entièrement. Le panache de fumée était visible, me dit-on, jusqu’à Drummondville. Les pertes s’élèvent à près de 750 000 $. Antoine Guertin est décédé le 1er janvier 1977, à l’âge de 80 ans.

À suivre : Les Gauthier

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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