1 août 2019
Histoire d'ici
Familles maskoutaines (16) – Les Chagnon
Par: Le Courrier

L’Association des numismates de Saint-Hyacinthe. Prosper-Émile Chagnon est à l’avant au centre. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH575, 6 juin 1956

Au 411e rang des 1000 premiers noms de famille au Québec, la famille Chagnon se hisse au 16e rang de nos familles maskoutaines.

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Originaire de France, dans la paroisse de Saint-Georges de Rochecorbon en Touraine, le premier à fouler le sol de la Nouvelle-France est François Chagnon. Il vint au Canada en qualité de soldat du régiment de Carignan et faisait partie de la compagnie d’Antoine Pécaudy de Contrecœur. Son nom apparaît pour la première fois sur un document notarié daté du 3 octobre 1675 lorsque le seigneur de Verchères lui concède une terre.

Chez nous, le premier acte inscrit sous le nom Chagnon dans le registre de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire est celui du mariage célébré le 7 janvier 1788 entre Christophe Chagnon, fils de Christophe Chagnon et de Marie-Françoise Jared dit Beauregard, de Verchères et Marie-Catherine Frichet, fille de Joseph Frichet et de Marie-Louise Marié, de Saint-Hyacinthe.

Honoré Chagnon

Né à Saint-Pie-de-Bagot le 27 juillet 1892, il est le fils de Joseph Chagnon, marchand, et de Rose-Anna Chartier. Il fit ses études classiques à Saint-Hyacinthe et sa théologie au grand séminaire de Montréal, où Mgr Bruchési l’a ordonné prêtre le 25 mai 1918. Il fut ensuite professeur de français au collège classique de Saint-Jean-d’Iberville et vicaire à Longueuil.

En 1933, on l’a nommé vicaire à la paroisse Saint-Charles de Montréal. Il est décédé le 2 juillet 1940, à l’âge de 47 ans. On note alors qu’il est de la paroisse Saint-Alphonse-d’Youville. Il a été inhumé le 5 juillet au cimetière de l’Est de Montréal.

Augustin Chagnon

Né le 19 septembre 1827, il est le quatrième des neuf enfants de Joseph Chagnon et de Madeleine Bérard. Il aurait fait l’apprentissage de son métier à la fonderie d’Ornan Stimpson de Saint-Pie. Le 22 juin 1846, il épouse Lucie Audet dit Lapointe qui lui donnera onze enfants. Vers 1862, il s’établit sur la rue Saint-Pascal (Brodeur).

En 1867, il installe sa fonderie sur la rue Girouard, près de la rue Raymond. Le 24 novembre 1869, il épouse en secondes noces Adéline Fréchette. En 1873, il vend son entreprise. L’année suivante, il fonde la Compagnie de fonderie Augustin Chagnon et on voit bientôt s’élever ce qu’on appelle le Village Chagnon, sur la rue Bourdages, au nord de la voie ferrée. Le samedi 21 août 1875, la fonderie et ses dépendances sont détruites par un incendie.

Augustin Chagnon fut nommé échevin au conseil municipal de Saint-Hyacinthe en 1865-1866 et en 1871-1872. Il fut également l’un des cofondateurs de L’Union Saint-Joseph (qui deviendra La Survivance). Il est décédé le 10 mars 1902 à l’âge de 75 ans. La rue Chagnon a été nommée en son honneur. Elle se trouve au nord de la ville, entre les avenues Bois et Desjardins.

Prosper-Émile Chagnon

Né à Saint-Hyacinthe le 30 août 1901, il était le cadet d’une famille de quinze enfants. Il a fait ses études à l’Académie Girouard et est par la suite devenu comptable. Le 2 août 1947, il épouse Thérèse Beaulieu et ils donneront naissance à une fille et deux garçons.

M. Chagnon a fait carrière au sein de la Banque canadienne nationale (Banque Nationale du Canada), mais c’est aussi à titre de président fondateur de l’Association des numismates de Saint-Hyacinthe (1954) qu’il s’est fait connaître au sein de la population maskoutaine.

À sa retraite, il fut comptable-marguillier pour les Pères dominicains. Il est décédé à Saint-Hyacinthe le 7 septembre 1993, à l’âge de 92 ans.

À suivre : Les Pelletier

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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