19 septembre 2019
Familles maskoutaines (18) – Les Dion
Par: Le Courrier

Dr Charles Dion, 1952. Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085 fonds B.J. Hébert, photographe

En 18e position de nos familles maskoutaines, les Dion se retrouvent au 61e rang des noms de famille du Québec.

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Le 30 décembre 1776, le seigneur Hyacinthe Delorme accorde à « Loüis Dyon, habitant d’Yamaska […] une terre et concession seize & située au nord de la rivière d’Yamaska de la contenance de trois arpens de front sur trente de profondeur ». L’acte fut signé en l’étude du notaire Jehanne.

Dans nos registres paroissiaux, le premier acte inscrit sous le patronyme des Dion est celui de Marie-Marguerite Dion, fille de Louis Dion et de Marie-Josephte Dussault, née le 3 mars 1785 et baptisée le lendemain à l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Ce couple s’était marié en 1783 en l’église Saint-Mathieu-de-Belœil.

Abbé Georges-Édouard Dion

Né à Upton le 22 janvier 1860, il était le huitième des dix enfants d’Augustin Dion, cultivateur, et de Françoise Gendron. Il a fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1874 à 1882. À vingt-deux ans, en août 1882, il revêt la soutane séculière. Il étudie ensuite au Grand Séminaire de Montréal. Il a reçu l’onction sacerdotale de Mgr Moreau le 27 décembre 1885.

D’abord vicaire à Saint-Hugues, on l’envoie ensuite à Saint-Denis-sur-Richelieu où il sera vicaire pendant neuf ans. Mgr Moreau le nomme ensuite aumônier des religieuses du Précieux-Sang de Saint-Hyacinthe où il sera pendant dix ans. En 1904, Mgr Maxime Decelles lui offre la cure de Saint-Simon-de-Bagot où il œuvra jusqu’à sa mort survenue le 31 juillet 1917. Il n’avait que cinquante-sept ans, six mois et onze jours. Le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe écrit alors que tout le diocèse regrette la mort de ce bon et modeste curé.

Dr Charles Dion

Dans son édition du 20 novembre 1936, Le Clairon nous informait de l’arrivée à Saint-Hyacinthe du docteur Charles Dion, spécialiste pour les yeux, les oreilles, le nez et la gorge. Né à Québec en 1902 du mariage d’Alphonse Dion et de Blanche Avard, il avait obtenu son doctorat en médecine à l’Université Laval en 1926.

Marié le 7 septembre de la même année à Pauline Tanguay, en l’église Saint-Dominique de Québec, il partit ensuite pour Paris où il passa deux ans dans différents hôpitaux. À son retour, il s’établit à Québec. À son arrivée chez nous, il fit partie du personnel médical du nouvel Hôpital Saint-Charles, qui avait ouvert ses portes le 13 février 1930. Il avait tout d’abord installé son bureau au 76 de la rue Saint-Simon, au-dessus du magasin Fédéral, vis-à-vis du Marché.

On trouve dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe des annonces de son bureau parues entre 1970 et 1974 qui nous indiquent qu’il est alors situé au 1225 Des Cascades, angle Sainte-Marie. Le Dr Dion est décédé en 1995 à Sillery à l’âge de 92 ans.

Jean-Noël Dion

Fils de Roméo Dion, cultivateur, et de Rhéa Michaud, il est né à Saint-Simon le 23 décembre 1956. Après ses études collégiales, il obtient un baccalauréat universitaire en sciences politiques et études françaises de l’Université de Montréal. Il complète sa formation au Collège de Maisonneuve de Montréal. Professeur de français, commis à la Bibliothèque T.-A.-St-Germain, il devient technicien au Centre de documentation, puis au Centre d’archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe.

En 1993, il est nommé au poste de directeur-archiviste du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe. Il a écrit et participé à la rédaction de plusieurs ouvrages à caractère historique. Il est décédé prématurément le 24 juillet 2006, à l’âge de 49 ans. La Ville de Saint-Hyacinthe a honoré sa mémoire en nommant l’Avenue Jean-Noël Dion, située dans le secteur Douville.

À suivre : Les Blanchard

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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