22 octobre 2020
Histoire d'ici
Familles maskoutaines (30) – Les Choquette
Par: Le Courrier

Mgr Charles-Philippe Choquette vers 1940. Photo Collection Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH001

Bien qu’elle occupe la 30e position des familles maskoutaines, la famille Choquette se retrouve au 464e rang des 1000 premiers noms de famille au Québec.

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Le premier à tenter l’aventure en Nouvelle-France est Nicolas Choquet, originaire d’Amiens, en Picardie, France. En 1668, il épouse à Montréal Catherine Anne Julien de qui il aura dix enfants.

En 1779, Denis Choquet épouse Marie-Louise Gauthier à Saint-Denis-sur-Richelieu. De 1780 à 1791, ils y font baptiser sept enfants. Le 16 mars 1781, Denis Choquet obtient une terre en concession, dans la seigneurie de Saint-Hyacinthe, du curé François Noiseux, procureur de Marie-Anne Crevier, tutrice du jeune Hyacinthe-Marie Delorme. Par la suite, le couple fera baptiser cinq autres enfants en l’église Notre-Dame-du-Rosaire de Saint-Hyacinthe.

Monseigneur Charles-Philippe Choquette

Né à Belœil le 8 décembre 1856, il est le fils de Joseph Choquette, cultivateur, et de Thaïs Audet. Il a fait ses études classiques et de théologie au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1870 à 1880 et est ordonné à Saint-Hyacinthe en septembre 1880. Professeur de sciences au Séminaire, il organise un laboratoire officiel de chimie pour le gouvernement provincial. Il a été supérieur du Séminaire de 1904 à 1913 et vice-supérieur de 1913 à 1934. Il a également été nommé chanoine en 1906 et prélat domestique en 1911.

Il est l’un des pionniers de la radiographie en 1896. En 1893, il a inauguré le premier système électrique triphasé au Canada. Il a aussi été un astronome de grande réputation. Il a rédigé Histoire du Séminaire de Saint-Hyacinthe, publié en deux volumes en 1911-1912 et Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe, publié en 1930. Mgr Choquette est décédé le 15 février 1947 et a été inhumé dans la crypte du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Le boulevard Choquette a été nommé en son honneur.

Louis Choquette

Né à Saint-Hyacinthe le 2 août 1917, il est le cinquième des onze enfants d’Adrien Choquette et de Marie-Berthe Gaucher. C’est en 1949 qu’il ouvre la bijouterie Choquette, sise au 2060, rue des Cascades. Le 24 juin 1953, il épouse Clémence Gagnon à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. En 1958, il déménage sa bijouterie au 524 de la rue Mondor.

Louis Choquette est décédé le 21 juin 1965, à l’âge de 47 ans et 10 mois. Son épouse Clémence a été propriétaire de la bijouterie pendant plusieurs années. En 1986, le commerce a été vendu à messieurs St-Jean et Bienvenue. Clémence Gagnon-Choquette est décédée à Québec le 22 septembre 2019, à l’âge de 97 ans. Le couple n’avait eu qu’une seule fille prénommée Louise.

Irénée Choquette

Un autre enfant du couple Adrien Choquette et Marie-Berthe Gaucher a œuvré dans le monde des affaires. Il s’agit d’Irénée, l’aîné de la famille qui est né à Saint-Hyacinthe le 9 février 1911. En 1935, il a épousé Jeanne Fournier à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. De ce mariage sont nés six enfants.

Plusieurs se souviennent de la rôtisserie Chanteclerc devenue par la suite le restaurant Chanteclair, situé au 2880, rue Dessaulles, à l’angle de la rue Després, derrière l’école Larocque. M. Choquette en a été le propriétaire depuis la fin de la Seconde Guerre jusqu’à son décès survenu le 4 février 1976. Il avait alors 64 ans et 11 mois. Le restaurant a été vendu quelques mois plus tard.

Il a également été propriétaire de la Tabagie Mondor, qui était située au 590 de la rue Mondor, à l’angle de la rue Calixa-Lavallée, derrière le Grand Hôtel. Cet immeuble, abritant aussi un restaurant Van Houtte, a été détruit dans un incendie en octobre 2009.

À suivre : Les Bergeron

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

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