5 novembre 2020
Histoire d’ici
Familles maskoutaines (31) – Les Bergeron
Par: Le Courrier

Raoul Bergeron en 1973. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085, Studio B.J. Hébert

La famille Bergeron occupe la 15e place au rang des 1000 premiers noms de famille au Québec et se retrouve au 31e rang des familles maskoutaines.

Publicité
Activer le son

Originaire de France, à Saint-Saturnin-du-Bois, en Charente-Maritime, Pierre Bergeron y avait épousé vers 1642 Catherine Marchand. Il semble être venu au pays vers 1665, sans sa femme et avec son fils André, âgé d’environ 22 ans. Celui-ci épouse Catherine Demers en 1673. Une douzaine d’enfants sont nés de cette union.

Le premier qu’on trouve à Saint-Hyacinthe est Michel Bergeron, fils de Charles Bergeron et de Marie Houde, qui épouse Marie Desmarais, le 24 février 1794 en l’église Notre-Dame-du-Rosaire.

Élisabeth Bergeron

Née en 1851 à La Présentation, elle est la quatrième des dix enfants de Théophile Bergeron, cultivateur, et de Basilisse Petit. Dès l’âge de 14 ans, elle souhaite entrer chez les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe. Lors de la crise économique, sa famille émigre aux États-Unis, à Brunswick, puis à Salem. À son retour en 1870, Élisabeth tente d’entrer chez les Adoratrices du Précieux-Sang, les Sœurs de la Miséricorde et les Sœurs de la Présentation. Elle n’est pas admise.

Grâce à Mgr Louis-Zéphirin Moreau, elle fonde en 1878 les Sœurs de Saint-Joseph qui se vouent à l’éducation. Sa clairvoyance et sa sagesse sont admirées de tous. Jusqu’en 1925, elle occupe la tâche de conseillère générale. Elle est décédée le 29 avril 1936, le jour de la fête de Saint-Joseph, à l’âge de 84 ans et 11 mois.

Sa congrégation s’est étendue à travers le Canada, en Haïti, au Brésil et dans trois pays africains. Le 12 janvier 1996, elle a été déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II. En 2014, son tombeau a été transféré au mausolée-columbarium du cimetière de la cathédrale. L’avenue Bergeron, dans le quartier Saint-Joseph, perpétue sa mémoire.

Marc Bergeron

Né à Saint-Nazaire en 1907, il est l’aîné des enfants de Félix Bergeron et de Julia Jeannelle. Il a étudié au Séminaire de Saint-Hyacinthe, puis s’est inscrit en médecine à l’Université de Montréal. Pendant ses études, il travaille à la morgue et au garage Esso de Montréal, coin Saint-Denis et Des Pins. En 1936, il épouse à Montréal une infirmière du nom de Jeanne Labrie. Le couple aura quatre enfants.

Son premier cabinet est à Saint-Denis-sur-Richelieu et il dessert également Saint-Marc et Saint-Antoine, en motoneige l’hiver. En 1943, il est directeur de l’Unité sanitaire à l’Hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe. En 1949, il est directeur régional de l’Unité sanitaire des comtés de Saint-Hyacinthe et Rouville et, en 1960, il est médecin-hygiéniste du ministère provincial de la Santé. Il est décédé à Saint-Hyacinthe le 20 mai 1980, à l’âge de 72 ans.

Raoul Bergeron

Fils de Théodore Bergeron et d’Anna Chevrette, il est né à Saint-Hyacinthe en 1922. Il fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. En 1943, il entre au service de la Penman’s. De 1944 à 1979, il travaille pour le gouvernement fédéral, au ministère de la Main-d’œuvre. Dès 1961, il s’implique dans le domaine scolaire. Membre du conseil d’administration du cégep, de 1983 à 1987, il est aussi élu commissaire d’école à la Commission scolaire Valmonts et à la Commission scolaire régionale de l’Yamaska.

Il est aussi actif dans plusieurs associations, dont la Société canadienne du cancer, de 1980 à 1982, et la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe comme président, de 1981 à 1984 et de 1989 à 1995. Il écrit également de nombreux articles à caractère historique dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe.

Il avait épousé Madeleine Lord, le 22 octobre 1955, en l’église du Précieux-Sang de La Providence. Il est décédé le 13 février 2008, à l’âge de 85 ans. Il laissait dans le deuil ses deux fils.

À suivre : Les Leclerc

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

image