4 mars 2021
Histoire d’ici
Familles maskoutaines (36) – Les Bélanger
Par: Le Courrier

Raymond Bélanger devant l’édifice du Courrier de Saint-Hyacinthe vers 1980. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH380

En 36e position au rang des familles maskoutaines, les Bélanger se classent en 13e position du répertoire des 1000 premiers noms de famille du Québec.

Publicité
Activer le son

Originaire de Normandie, dans l’évêché de Lisieux, François Bélanger épouse à Québec en 1637 Marie Guyon. Le couple donne naissance à douze enfants entre 1640 et 1664. François était maçon et capitaine de milice. Il a reçu une concession de la seigneurie de Bonsecours, à L’Islet, le 1er juillet 1677. Il y est décédé entre 1685 et 1687.

À Saint-Hyacinthe, le premier acte répertorié est la sépulture du jeune Ours Bélanger, inscrite au registre de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire le 19 août 1785. Décédé l’avant-veille, âgé de 17 mois, il était le fils de Louis Bélanger et d’Angélique Perron, un couple originaire de Saint-Denis-sur-Richelieu.

Barthélémi Bélanger

Né à Saint-Pie en 1877, il est le fils d’Alexandre Bélanger et de Judith Normandin. En 1899, il épouse Anna Gladu à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. L’acte de mariage stipule que Barthélémi est bottier et marchand de cuir.

Effectivement, le magasin de chaussures B. Bélanger est fondé à Saint-Hyacinthe en 1896, les affaires de M. Bélanger sont prospères. Une publicité du journal Le Clairon en 1915 situe sa boutique au 135, rue des Cascades. À partir de 1918, il diversifie son offre en prenant l’agence pour la vente de pneus Patridge. M. Bélanger est également propriétaire de La Victoire Shoe, située au 87, rue Mondor.

Barthélémi est décédé à Montréal le 21 novembre 1964, à 87 ans, et son épouse, le 20 janvier 1970, à 96 ans.

Lucien Bélanger

Né à Saint-Hyacinthe en 1911, il est le fils de David Bélanger et d’Alphonsine Bolduc. En 1939, il épouse Laurette Martel à la cathédrale de Saint-Hyacinthe. Dès 1943, on voit apparaître dans Le Clairon la publicité pour son commerce de nettoyage, situé au 1165 de la rue Laframboise à Saint-Hyacinthe.

Dans les années 1950 à 1956, une ligue de quilles maskoutaine portait son nom. Il est décédé en 1959, à l’âge de 47 ans. La publicité de 1985 nous permet de croire que c’est en 1981 que son fils Yvan est devenu le propriétaire de l’entreprise, dont l’adresse est alors le 1135, rue Laframboise, avec une succursale au 630, boul. Casavant. Ce dernier est décédé en 1992, à l’âge de 49 ans.

Raymond Bélanger

Fils d’Alexandre Bélanger et de Marie-Anna Touzin, il est né à Ottawa en 1920. Il y passe toute son enfance et y étudie la photographie avec Pierre Normandin, qui deviendra réalisateur à Radio-Canada. Il déménage à Saint-Hyacinthe en 1943. En 1946, il s’associe avec son beau-frère Guy Watters, époux de sa sœur Cécile, et fonde le studio Bel-Watt, logé au 780, rue Hôtel-Dieu.

En 1948, il épouse Denise Pépin en l’église Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, avec qui il aura quatre enfants. D’abord photographe en studio, il devient pigiste et commence à vendre ses images à différents journaux, dont Le Courrier de Saint-Hyacinthe, Le Clairon et La Voix de l’Est, à Granby. En 1958, il devient officiellement le photographe de presse du Courrier de Saint-Hyacinthe.

Après une carrière bien remplie, il prend sa retraite en 1987 et est décédé le 27 janvier 1998, à l’âge de 78 ans. En 2012, le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe a reçu le fonds photographique de ce réputé photographe de presse, qui compte plus de 125 000 images. Un patrimoine visuel incomparable qui témoigne des événements et des personnages maskoutains de la deuxième moitié du XXe siècle.

À suivre : Les Girard

Daniel Girouard, membre du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe | Le Courrier

image