24 juin 2021
Familles maskoutaines (42) : Les Charron
Par: Le Courrier

Éléonore Charron. Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH479-3-30

Au 150e rang des 1000 premiers noms de famille du Québec, les Charron se hissent en 42e position de nos familles maskoutaines.

Publicité
Activer le son

Pierre Charron, fils de Pierre Charron, maître mégissier, et de Judith Martin est originaire de Meaux, en Champagne. Il signe son contrat pour la Nouvelle-France en 1662. En 1665, il épouse, à Montréal, Catherine Pillard avec qui il aura douze enfants. L’année suivante, il reçoit sa première terre en concession. Il est décédé à Montréal en 1700.

Le 1er mars 1777, le seigneur Hyacinthe Delorme concède la terre désignée sous le numéro 25 située au nord de la rivière d’Yamaska à Pierre Charon. Le premier Charron baptisé en l’église Notre-Dame-du-Rosaire est Augustin, né le 16 mars 1782, et quatrième des onze enfants de Michel Charron et d’Élisabeth Jarred dite Beauregard, mariés en 1771 à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Au gré des baptêmes, on les trouve à Saint-Antoine-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Charles-sur-Richelieu et Saint-Hyacinthe.

Éléonore Charron

Née le 8 octobre 1826 à Saint-Denis-sur-Richelieu, elle est la quatorzième des seize enfants de François Charron et d’Angélique Ayotte.

Entrée à l’âge de 28 ans chez les Sœurs du Bon-Pasteur d’Angers, à Montréal, elle retourne ensuite au foyer paternel jusqu’au décès de son père en 1857. L’année suivante, elle va travailler chez les Sœurs Grises, pendant huit ans à la cuisine et dix-sept ans aux soins des malades et des invalides.

En 1883, elle fonde les Sœurs de Sainte-Marthe, dévouées à l’entretien du Séminaire. Éléonore Charron devient alors Mère Sainte-Marthe. Relevée de sa charge à sa demande, Sœur Saint-Rémi lui succède. La maison-mère de la communauté, établie à Saint-Joseph, est fondée en 1927.

Mère Sainte-Marthe est décédée le 18 février 1912. Précédemment exhumée deux fois, son tombeau a été déposé en 2004 dans une salle aménagée en face de la crypte au Séminaire de Saint-Hyacinthe.

Anselme Charron

Né en 1815 à Saint-Charles-sur-Richelieu, il est le fils de Vital Charron, laboureur, et de Geneviève Loiselle.

Cultivateur et propriétaire foncier, il connaîtra une fin tragique en 1859, à l’âge de 45 ans, lorsqu’il est assassiné par Jean-Baptiste Beauregard, qui est condamné et exécuté à Montréal le 16 décembre. Anselme Charron a été retrouvé dans la rivière à Saint-Hyacinthe un mois après sa disparition. Il est inhumé le 7 mai 1859 dans le cimetière de Saint-Charles-sur-Richelieu.

La vente de succession faite par Me J.E. Leblanc, notaire public, fait état d’une terre à Saint-Charles-sur-Richelieu, avec maison, grange et écurie, d’une terre au Grand Rang, à La Présentation, avec maison, grange et écurie, et finalement d’un emplacement sur la rue Laframboise, à Saint-Hyacinthe, avec une maison en briques à deux étages, une écurie et une remise.

Louis-Edmond Charron

François Charron et Julie Gaudet, un couple de Saint-Denis-Richelieu, ont eu dix enfants entre 1858 et 1880. Leur fils Louis-Edmond est né en 1874. En 1896, il épouse, à Contrecœur, Hermina Gervais.

En 1912, il ouvre une usine de vêtements à Saint-Denis-sur-Richelieu, The Maple Leaf Overall Co. Il est aussi directeur du traversier « SS Ferdinand », propriété de la St.Lawrence & Richelieu Navigation Co. Ltd. Il déménage ensuite son usine à Saint-Hyacinthe. Située sur la rue Mondor en 1928, elle porte comme nom L.E. Charron & Compagnie, fabricants de complets et pardessus pour hommes et garçons.

Décédé le 17 octobre 1929, à l’âge de 55 ans, il est inhumé le 21 à Saint-Denis-sur-Richelieu. Le Clairon de Saint-Hyacinthe consacre cinq colonnes aux funérailles de cet industriel de notre ville en première page de son édition du 25 octobre 1929.

À suivre : Les Chabot

image