2 juin 2011
Fête et trouble-fêtes
Par: Martin Bourassa

Le Centre des arts Juliette-Lassonde de Saint-Hyacinthe a cinq ans. On a souligné cet anniversaire mardi lors d’un 5 à 7 h festif et convivial. J’ai cherché, mais je n’ai pas vu un seul visage long dans la salle.

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Le Centre des arts Juliette-Lassonde de Saint-Hyacinthe a cinq ans. On a souligné cet anniversaire mardi lors d’un 5 à 7 h festif et convivial. J’ai cherché, mais je n’ai pas vu un seul visage long dans la salle.

Au contraire. Il faut dire que les maires de la région n’y étaient pas…Mais encore là, même si les municipalités rurales refusent toujours de payer leur part du gâteau, lire d’assumer une partie des frais de fonctionnement annuels, il faut vraiment faire preuve de mauvaise foi pour ne pas se rendre à l’évidence : la construction du Centre des arts a été une bonne chose pour Saint-Hyacinthe et pour les Maskoutains. Il est synonyme de fierté et de réussite. Il nous procure aussi des installations de première qualité qui se comparent avantageusement à celles des municipalités voisines et de taille supérieure. Il nous offre un accès privilégié à de grandes productions qui n’auraient jamais pu être présentées dans une salle comme l’ITA, même rénovée. Dans cette veine, la programmation de la prochaine saison est aussi relevée qu’ambitieuse avec la présentation de mégaproductions. Elles seront ici, car nous avons eu les moyens de nos ambitions en nous dotant d’une salle digne de ce nom, que nous avons en partie financée par une campagne de souscription grand public réussie.Oui sans contredit, on peut dire que le Centre des arts a rempli ses promesses et que les retombées positives ont été au rendez-vous au fil des ans. On peut débattre encore de sa localisation ou de son aspect architectural, mais on ne peut plus débattre de sa pertinence. Cet instrument culturel n’a peut-être pas changé radicalement l’allure du centre-ville et fait pousser des commerces et des restos, mais il a certainement contribué à consolider ceux existants et à apporter un peu plus de vie et de couleur au centre-ville. Ce n’est pas à dédaigner comme contribution.On peut maintenant bâtir sur le succès des cinq premières années. C’est tout à l’honneur de l’administration municipale et des partenaires du milieu qui ont cru au projet et l’ont porté à bout de bras contre vents et marées au départ. Et ce bilan positif en termes de retombées est également dû à la grande qualité de l’équipe de gestion et aux administrateurs qui voient à la bonne marche des opérations quotidiennes.Il y a sans aucun doute des améliorations à apporter et des ajustements à faire pour assurer que les cinq prochaines années soient aussi fructueuses que les cinq premières, mais la confiance est de mise.Parlant de confiance, disons qu’elle est à son plus bas concernant la possibilité de voir cette salle de spectacles faire un jour l’unanimité dans la région.Je pense aux élus qui s’obstinent encore à ne pas la considérer comme une infrastructure surpralocale, malgré la décision rendue par la Commission municipale du Québec et l’avis du ministre des Affaires municipales du Québec. Cela fait deux ans que le dossier est au neutre et que le ministre Lessard évite ou refuse de mettre ses culottes. Il serait grand temps de mettre au pas les trouble-fêtes.

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