18 avril 2013
Feu vert aux travaux de construction
Par: Le Courrier
Un nouveau centre de réception et de traitement des matières organiques sera construit dans le parc industriel Théo-Phénix selon les plans du bureau d'architectes ACDF.

Un nouveau centre de réception et de traitement des matières organiques sera construit dans le parc industriel Théo-Phénix selon les plans du bureau d'architectes ACDF.

La Ville entreprendra la phase II du projet de biométhanisation par la construction, au coût de 3,17 millions $, d’un bâtiment de réception et de traitement des matières organiques au 8400, rue Émilien-Letarte, dans le parc industriel Théo-Phénix.

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Il sera érigé par la firme Unigertek, de Laval, selon les plans du bureau d’architecte ACDF, de Saint-Hyacinthe, à qui la Ville a confié un contrat de 36 792 $.

Ce bâtiment sera équipé de deux bennes de réception des matières organiques, de deux broyeurs-séparateurs qui récupéreront les contenants et emballages et de deux biofiltres qui neutraliseront les odeurs. Les résidus organiques y seront réduits en une purée, le « consommé », avant leur transport à l’usine d’épuration dans des camions-citernes pour y être traités par biométhanisation.Cette étape franchie, la matière organique déshydratée sera retournée au centre de traitement de la rue Émilien-Letarte sous la forme d’un digestat brunâtre pour le traitement final : la maturation sur plate-forme durant 20 jours. Le nouveau bâtiment sera doté d’une aire d’entreposage fermée, pour le captage de l’odeur d’azote dégagée par le digestat au début de la maturation, et d’une autre plate-forme à l’air libre.Comme la quantité de matière à traiter augmentera considérablement, l’usine d’épuration sera aussi dotée de nouvelles installations. On y construira entre autres cinq nouveaux digesteurs anaérobies de 2000 mètres cubes chacun, tandis que deux des trois digesteurs existants seront transformés en bassin d’hydrolyse pour le traitement du lactosérum provenant du secteur agroalimentaire. À son arrivée, le lactosérum sera stocké dans un nouveau bassin de 2000 mètres cubes, tandis que les gras liquides et le consommé seront déversés dans trois réservoirs de 200 mètres cubes aménagés dans un nouveau bâtiment. Le poste de traitement du biogaz complétera les nouveaux équipements de la station.Grâce aux revenus qu’elle tirera de la vente du biométhane et du terreau, de même que de la tarification pour le traitement des intrants de provenance industrielle, commerciale et institutionnelle, la Ville prévoit que ses investissements seront amortis sur une période d’à peine six ou sept ans.

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