22 mars 2012
Le Blizzard enlève le septième et ultime match
Fin amère à une saison remplie de succès
Par: Maxime Desroches
Le parcours des Gaulois en séries a connu un triste dénouement, dimanche, au Stade L.-P.-Gaucher.

Le parcours des Gaulois en séries a connu un triste dénouement, dimanche, au Stade L.-P.-Gaucher.

Il fallait voir la mine déconfite de Martin Cadorette quelques minutes après le dénouement du septième match de la série de demi-finale entre le Collège Antoine-Girouard et le Blizzard du Séminaire Saint-François pour saisir toute la déception qui habitait l’environnement des Gaulois, dimanche soir.

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De manière inexplicable, les Maskoutains ont échappé une quatrième partie consécutive devant leurs partisans. Ils ont remporté leurs trois victoires dans cette série au domicile du Blizzard. Comme ce fut le cas lors des parties deux et cinq, c’est de façon dramatique que l’équipe de Québec est venue à bout des Gaulois, cette fois devant une imposante foule de 807 spectateurs.

Un cafouillage en zone défensive lors de la dernière minute du troisième tiers a mené au quatrième filet des visiteurs, lequel brisait une égalité de 3-3 qui persistait depuis le milieu de la deuxième période. La rondelle a dévié sur un patin, puis sur le manche d’un bâton, avant de se frayer un chemin derrière le gardien Philippe Desrosiers, avec seulement 49 secondes à écouler au cadran. Dans les minutes précédentes, les favoris de la foule avaient raté nombre de chances de prendre les devants.Le trio formé d’Anthony Beauregard, Gabryel Paquin-Boudreau et Nicolas Aubé-Kubel a tout tenté afin de prolonger la saison du CAG dans les derniers instants, mais Benjamin Avoine-Jean, du Blizzard, a refusé de céder devant ce dernier souffle des locaux.« C’est une défaite très difficile à avaler », a affirmé sans détour l’instructeur Cadorette après la rencontre. « Être si près du but, et être revenus de si loin pour nous donner une chance de prendre part à la finale, pour en arriver à un tel résultat. Notre groupe de joueurs y a cru du début à la fin. On retire une immense fierté de ce côté-là. Par contre, c’est dur de trouver les mots pour expliquer à des jeunes de cet âge qu’il faut simplement accepter notre sort et passer à autre chose », a reconnu Martin Cadorette, qui a dit ignorer la raison des insuccès des Gaulois sur la patinoire du Stade L-P.-Gaucher.« Peut-être qu’on serrait un peu trop le bâton dans les moments importants. Ils (le Blizzard) avaient plusieurs joueurs de 17 ans dans leur alignement, et nous aucun. Leur maturité pourrait avoir été l’un des facteurs déterminants. »Paquin-Boudreau, avec son 11e but des séries, ainsi qu’Aubé-Kubel et Philippe Raymond, avec son premier, ont été les buteurs du CAG. L’ancien des Gaulois, Charles-Éric Légaré, a une fois de plus été une figure marquante, déjouant Desrosiers au deuxième tiers en plus de se faire complice d’Alexandre Delisle-Houle sur le filet gagnant.

Un point tournant

L’efficacité du Séminaire Saint-François en attaque massive (deux buts en cinq opportunités) a aussi contribué à couler les Gaulois. En début de deuxième, une pénalité de quatre minutes décernée à Anthony Beauregard, pour avoir asséné un coup à la tête, a complètement changé la donne.

En avance 2-1 à ce moment, le CAG a vu le Blizzard toucher la cible à deux reprises en l’espace de deux minutes durant cette mission défensive. De son côté, l’avantage numérique des Gaulois a été neutralisé par les visiteurs (0 en 3).Vendredi, au PEPS de l’Université Laval, les Maskoutains avaient évité l’élimination lors de la sixième rencontre en l’emportant 2-1. Après avoir accordé le premier but du match tôt en première, Philippe Desrosiers s’est ressaisi et a blanchi le Blizzard lors des 57 dernières minutes de jeu, tandis que Paquin-Boudreau a marqué le filet égalisateur et celui de la victoire.Si l’amertume de la défaite risque de demeurer quelques jours dans l’entourage des Gaulois, Martin Cadorette peut se consoler en se rappelant que plusieurs patineurs talentueux, tant à l’attaque qu’à la ligne bleue, constitueront à nouveau le noyau de l’équipe en septembre prochain.« Ce groupe-là, s’il demeure ensemble, a un énorme potentiel. Certains pourraient faire leur niche dans la LHJMQ dès l’an prochain, mais on estime qu’on aura les éléments nécessaires pour former l’une des bonnes équipes du circuit en 2012-2013 », conclut l’entraîneur-chef.

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