2 août 2012
Fini la grève au Cégep?
Par: Le Courrier

Le Regroupement des étudiants du Cégep de Saint-Hyacinthe (RÉÉCSH) pourrait ne pas tenir de vote pour reconduire la grève lorsque les cours reprendront le 15 août.

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Le président du RÉÉCSH, Anthony Chiasson-Leblanc, a confirmé au COURRIER que ses membres souhaitaient plutôt trouver, dès le retour en classe, de nouvelles façons de faire entendre leur position contre la hausse des frais de scolarité.

La Loi 78, adoptée en mai, avait suspendu la session d’hiver perturbée par le conflit étudiant et mis la grève en veilleuse pour les vacances d’été du même coup.« Le contexte imposé par la Loi 78 interdit aux associations comme la nôtre de tenir un vote de grève. Si on le faisait, on serait illégal. On risquerait d’être désacrédité et de perdre nos cotisations », a expliqué M. Chiasson-Leblanc. « Par ailleurs, la majorité des étudiants souhaite déplacer le combat pour éviter de favoriser le Parti libéral du Québec en tenant des activités de perturbations », a-t-il noté affirmant que la décision de tenir ou non un vote de grève n’avait pas encore été prise.Par ailleurs, dans un contexte de campagne électorale provinciale, les étudiants n’ont plus d’interlocuteur officiel à qui adresser leurs revendications fait remarquer M. Chiasson-Leblanc. D’ici la tenue du scrutin, l’association étudiante entend donc trouver des façons différentes de manifester son désaccord avec l’augmentation des frais de scolarité, mais aussi d’encourager les étudiants à aller voter.Le RÉÉCSH ne prévoit pas, pour le moment, se prononcer pour appuyer l’un ou l’autre des partis en lice, que ce soit au niveau local ou provincial.« Nous avons mené une lutte aux idées du Parti libéral et ces idées étaient appuyées par la Coalition avenir Québec, alors on peut s’imaginer que nos valeurs ne correspondent pas exactement à celles de ces partis », a tout de même avancé M. Chiasson-Leblanc, se disant surpris des récentes déclarations du chef caquiste François Legault.« Contrairement à ce qu’il a avancé, je ne crois pas que les associations étudiantes affiliées à la Fédération collégiale étudiante du Québec (FECQ) seraient prêtes à appuyer son augmentation des frais de scolarité de 200 $ par année sur cinq ans. C’est une gaffe de prétendre ce genre de choses à l’aube d’une élection générale », a-t-il conclu.

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