4 mars 2021
Ford Bronco Sport : de la personnalité et du charme à revendre
Par: Marc Bouchard

Photo Ford Canada

J’avais des doutes, énormes même, quand on m’a parlé du Bronco Sport. Comme tout le monde, je rêve du gros Bronco, deux ou quatre portes, qui se veut le nouveau seigneur de la randonnée hors route. Mais comme sa fabrication ne débute qu’en avril, il faudra attendre à la saison estivale pour savoir si les prétentions sont à la hauteur du véhicule.

Publicité
Activer le son

Reste que le Bronco Sport, qui partage quand même quelques éléments de design avec son grand frère, semait le doute dans mon esprit. Après tout, il est construit sur la plateforme du Ford Escape, dont il partage aussi partiellement les composantes mécaniques.

Puis, j’ai conduit le Bronco Sport. Et j’ai été conquis. En fait, j’ai presque trouvé l’âme sœur (rien à voir avec ma vie de couple qui va très bien, je vous remercie). Dès le premier regard, j’ai aimé le style de ce Bronco musclé et athlétique.

Assis à l’intérieur, on apprécie les différents éléments de design et de confort. L’écran de 8 pouces, logé au centre, par exemple, est largement suffisant pour offrir toute l’information nécessaire. Le système Sync embarqué propose des commandes vocales efficaces – je les ai abondamment testées – en plus d’une connectivité totale. On retrouvait même, sur ma version d’essai, un poste de recharge de cellulaire sans fil, ce que j’apprécie pour de longues randonnées.

Mais c’est le confort des sièges qui nous a plu, à Chérie et à moi. Ses longues jambes ont apprécié le support de l’assise, et son dos plus fragile a bien aimé le support lombaire. Quant à moi, la largeur des sièges a pu supporter avec grâce ma silhouette plus horizontale, tout en me permettant de trouver la position de conduite idéale.

Attention cependant, on parle ici d’une position qui n’a rien de celle d’une voiture sport. On se place plus carré, histoire de bien maîtriser le volant et d’avoir une visibilité maximale. Ce qui est loin d’être inconfortable, mais qui diffère un peu de la position « divan de salon » des VUS traditionnels.

Car rappelons-le, le Bronco Sport, surtout la version Badlands de mon essai, a une vocation hors route un peu plus accentuée. Oui, il partage la structure de l’Escape, mais son empattement court, son porte-à-faux avant inexistant et sa conception même lui permettent d’aspirer à plus d’aventures.

Moteur sans reproche

Je l’admets, je n’ai essayé que la version Badlands dotée du moteur 2,0 litres de 250 chevaux, qui s’est avéré plus que suffisant pour tous les usages. Sur la route, il se débrouille avec aisance. Dans des conditions plus difficiles, son couple disponible à bas régime permet une maîtrise intelligente et plus agressive. Il est vrai que sa consommation (j’ai enregistré 11,2 litres aux 100 km de moyenne) n’est pas un modèle d’économie, mais j’avoue que ce sacrifice ne me dérange pas trop pour l’usage que j’en fais.

Pour mener à bien sa mission d’aventurier, le Bronco Sport dispose d’un sélecteur de modes de conduite appelé GOAT (pour Go Over Any Terrain). Dans les versions d’entrée de gamme, il offre les modes Normal, Eco, Sport, Glissant et Sable. Les modèles Badlands ajoutent à la liste les modes Boue/ornières et Rock Crawl. Ces modes définissent les paramètres de direction, de transmission et de réponse de l’accélérateur appropriés pour la condition choisie par le conducteur. En gros, malgré sa taille plus limitée, le Bronco Sport a des capacités hors route largement plus avancées que la plupart de ses compétiteurs.

Mais Ford a aussi pensé à d’autres éléments plutôt intéressants. Le fait, par exemple, que l’espace cargo soit pensé pour être assez haut pour recevoir un cadre de bicyclette. Ou la présence d’un hayon qui s’ouvre en deux parties, la vitre seulement ou le hayon complet. Ou encore la petite table repliable optionnelle, avec les prises de courant et les lumières du hayon, pour permettre un vrai pique-nique.

Le Ford Bronco Sport n’est peut-être pas parfait. Mais il dépasse largement les attentes que j’avais à son égard et n’a rien de comparable au Ford Escape. Histoire de m’en assurer, j’ai bien tenté de demander au concessionnaire Ford local de m’en prêter un pour une évaluation à plus long terme. J’attends toujours sa réponse, mais j’ai bien peu d’espoir. Dommage…

Forces :
– Silhouette intelligente
– Aménagement intérieur
– Modes de conduite GOAT

Faiblesses :
– Visibilité ¾ arrière
– Moteur 1,5 l à valider
– Consommation d’essence

Fiche technique :
Moteur : 4L 2.0 l
Puissance : 250 hp @ 5500 tr/min (186 kW)
Couple : 277 pi·lb @ 3000 tr/min (376 N·m)
Alimentation : Turbocompressé
Transmission : Automatique, 8 rapports
Rouage : 4×4
Consommation : 11,2 l aux 100 km (observée)
Prix : 40 199 $ (Badlands)

image