6 juin 2013
France Guilmain
Par: Le Courrier
France Guilmain est accompagnée de Serge Gélinas, directeur général de la Chambre de Commerce Les Maskoutains.

France Guilmain est accompagnée de Serge Gélinas, directeur général de la Chambre de Commerce Les Maskoutains.

France Guilmain se sentait à la maison sur la scène du Gala des personnalités qui se tenait cette année au Centre des arts Juliette-Lassonde, où elle joue encore tous les jours le rôle de premier violon.

Passionnée et animée par ses convictions, Mme Guilmain a orchestré un parcours sans fausse note depuis les débuts du Centre des arts jusqu’à enfiler les nominations pour la Salle de spectacles de l’année et le Diffuseur de spectacles de l’année au Gala de l’ADISQ en plus de mettre la main sur une précieuse statuette en 2011. « Oui, c’est un monde d’hommes, a expliqué Mme Guilmain. Peut-être que parfois le ton monte, peut-être qu’il faut jouer du coude, mais il faut faire sa place. J’ai appris ça jeune avec trois frères à la maison. On a été élevé avec le principe d’égalité. »Il faut dire que la chef d’orchestre n’est pas reconnue pour avoir la langue dans sa poche, ou la baguette dans sa sacoche. « France, c’est une passionnée de culture doublée d’un talent de femme d’affaires. Elle ne se laisse pas faire. Si elle n’est pas d’accord, on n’a pas besoin d’attendre deux heures pour le savoir », a raconté le président du conseil d’administration du Centre des arts, Pierre Solis. « Tu sais ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Et c’est une grande qualité », a renchéri Jean-Sylvain Bourdelais, qui occupe désormais la direction générale, depuis que Mme Guilmain a choisi de se consacrer à la direction artistique. Mais n’allez pas croire qu’elle ne travaille qu’en solo : France Guilmain croit à la concertation des efforts et à la synergie des idées. Pas surprenant, dès lors, qu’elle s’inscrive en faux lorsqu’il est décidé de déplacer les organismes culturels de Saint-Hyacinthe à la Métairie. « En général, je laisse ce genre de commentaires aux membres du conseil d’administration, parce que c’est plus de la politicaillerie. Mais idéalement, dans mon coeur, les organismes culturels seraient restés au centre-ville. C’est dommage. On ne devrait pas corriger une erreur par une autre erreur. »

M-P.G.N

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