10 mai 2018
François Bellefeuille, le plus fort… aux yeux de son fils
Par: Maxime Prévost Durand
Avec son spectacle Le plus fort au monde, François Bellefeuille a déjà trois arrêts prévus à Saint-Hyacinthe, dont un le 16 mai.

Avec son spectacle Le plus fort au monde, François Bellefeuille a déjà trois arrêts prévus à Saint-Hyacinthe, dont un le 16 mai.

Après le succès de son premier one-man-show, François Bellefeuille repart à la conquête du Québec avec son spectacle Le plus fort au monde, dont le titre est inspiré par le regard que porte son fils à son endroit. « Pour lui, je suis l’homme le plus fort au monde. Un jour, il va se rendre compte de mes faiblesses! »

Dans ce nouveau spectacle, le personnage de François Bellefeuille, la plupart du temps irrité et en colère, se rapproche de plus en plus de l’homme qu’il est réellement alors qu’il parle, entre autres, de sa réalité d’être père et de l’enfance, autant de la sienne que celle de ses enfants.

« Mon personnage est parfait pour puncher, je trouve que c’est une magnifique façon de livrer un message, mais il devient de plus en plus transparent. Il garde sa couleur, mais plus ça va, plus c’est moi », soutient-il.

Avec ses numéros de stand-up, il n’hésite pas à tomber dans l’autodérision. Par exemple, il projette des photos de son enfance sur un écran, puis chiale sur des dessins qu’il a faits alors qu’il avait huit ans. Il est aussi question de sa vie de couple, avec sa femme « rencontrée sur Kijiji ».

« J’aime vraiment mon spectacle et j’ai beaucoup de plaisir à le faire. J’ai l’impression d’être encore plus drôle. Je pense que je connais mieux mon métier et que je réussis à m’améliorer avec les années. » 

Son passé de vétérinaire ne lui manque pas

C’est bien connu, François Bellefeuille a eu une tout autre vie avant de devenir humoriste alors qu’il est vétérinaire de formation. C’est évidemment à Saint-Hyacinthe qu’il a étudié, à la Faculté de médecine vétérinaire, en plus d’y avoir travailler pendant deux ans.

Alors qu’il parcourt aujourd’hui le Québec avec son spectacle, il avoue qu’il ne retournerait pas à son ancienne vie. « Ça ne me manque pas du tout, lance-t-il. Je l’ai vécue à 100 %. J’ai travaillé deux ans aux soins intensifs de la Faculté de médecine vétérinaire et je faisais beaucoup d’heures à l’urgence. Je n’ai pas détesté ça, mais ce n’est pas quelque chose qui me manque en ce moment. »

Il conserve toutefois de beaux souvenirs de son passage à Saint-Hyacinthe, notamment pour la microbrasserie le Bilboquet, un endroit « sympathique » où il aimait aller, puis pour la rue Girouard et la rivière qui la borde. « J’ai adoré vivre ici. C’est près de Montréal, mais c’est assez loin pour être une ville à part entière. »

François Bellefeuille sera en spectacle au Centre des arts Juliette-Lassonde le mercredi 16 mai. Il reviendra également pour deux soirs consécutifs à l’automne, soit les 24 et 25 octobre. 

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