19 mars 2015
François Parisien en toute ­honnêteté devant le Vélo-Club
Par: Maxime Prévost Durand
François Parisien s’est ouvert sur son parcours en tant que cycliste lors d’une conférence ­offerte au Vélo-Club de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

François Parisien s’est ouvert sur son parcours en tant que cycliste lors d’une conférence ­offerte au Vélo-Club de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’hiver tire (enfin) à sa fin et les ­cyclistes ont hâte de sortir leur vélo à l’extérieur pour de longues randonnées. Afin de faire patienter ses membres ­encore un peu avant que le printemps ne se montre le bout du nez, le Vélo-Club de Saint-Hyacinthea présenté une conférence de l’ex-cycliste François ­Parisien, venu partager son parcours jusque chez les professionnels et quelques trucs pour devenir un meilleur cycliste.

François Parisien, en 2013, est devenu le premier Québécois à remporter une épreuve du circuit World Tour de l’Union cycliste internationale (UCI). Mais le ­chemin à traverser aura été parsemé d’embûches.

Des problèmes récurrents au genou l’ont plus d’une fois arrêté dans son ­ascension chez les professionnels, mais chaque fois, il a surmonté l’épreuve et a réussi à gravir les prochains échelons.

Il raconte que la boulimie l’a tourmenté durant deux saisons, alors qu’il faisait ses premiers pas sur le Vieux Continent. « En Europe, on me disait que je devais perdre du poids », dit-il.

Cette même année, il remportait le championnat canadien senior, devant un certain Ryder Hesjedal. Peu de temps après, il signait avec l’équipe-école de Garmin, TIAA CREF. Ce n’était que le ­début d’une longue carrière.

Le dopage

Au cours de sa conférence, l’ex-cycliste s’est montré honnête à tout point de vue, même lorsqu’il a été question du dopage, ce fléau qui continue d’entacher le sport encore aujourd’hui.

Il n’y est pas allé de main morte envers ceux qui usent de produits affectant leurs performances. « Pour décider de se doper, il faut être assez épais! », lance-t-il.

Parisien affirme avoir été conscient que d’autres se dopaient autour de lui. « On s’en rend compte. Les gens ne s’en cachent pas. Je me suis déjà fait offrir des hormones de croissance. »

Le mental, le nerf de la guerre

Si François Parisien est devenu le premier Québécois à connaître du succès sur le circuit World Tour de l’UCI, c’est bien sûr parce qu’il avait un talent et une force hors du commun. Mais ce qui lui a permis de se démarquer, c’est sa force mentale.

« Je n’étais pas celui qui avait le meilleur cardio, mais j’avais toute une force ­mentale. J’étais capable de me faire mal sur un vélo », a-t-il expliqué à la cinquantaine de cyclistes attentifs devant lui.

Après toutes ces années à batailler au sein des pelotons, François Parisien a ­décidé, au terme de la saison 2013, de tout arrêter.

Il gravite toujours dans le monde ­cycliste, que ce soit en tant qu’analyste sur les ondes de RDS ou encore comme agent de marketing et communications pour PowerWatts, une entreprise ­montréalaise spécialisée dans les ­systèmes d’entraînements pour cyclistes.

Le printemps lance la saison

Le Vélo-Club de Saint-Hyacinthe ­procédera au lancement de sa saison 2015 le 29 mars au Centre communautaire Bourg-Joli dès 9 h 30.

On y dévoilera les activités qui ­animeront les pelotons tout au long de l’été et on nous promet une offre bonifiée par rapport aux années précédentes.

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