7 mai 2015
Mazda CX-3
Future vedette
Par: Marc Bouchard
Photos Marc Bouchard

Photos Marc Bouchard

(Phoenix, Arizona) – Quand, dans les grands salons de l’auto, une voiture est dévoilée, elle suscite souvent beaucoup d’enthousiasme. Cet enthousiasme a plutôt tendance à diminuer quand la voiture arrive pour vrai sur les routes, les manufacturiers faisant quelques compromis aux soucis de la production de masse.

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Dans le cas du Mazda CX-3 cependant, la réaction est différente. Tout le monde a eu un coup de foudre pour le petit ­multisegment à sa première apparition sur une scène du salon de Los Angeles, mais le coup de foudre s’est transformé en véritable histoire d’amour au moment d’en prendre le volant.

Attention, je ne dis pas pour autant que le petit CX-3 est parfait et sans ­reproche (il s’agit d’une qualité réservée uniquement au chroniqueur automobile ­maskoutain…), mais plutôt qu’il réunit suffisamment de qualités pour devenir une des stars de ce nouveau créneau que constitue le segment des utilitaires sports sous-compacts.

En termes de design, par exemple, le CX-3 reprend les principaux éléments qui ont rendu célèbre la philosophie de ­design Kodo : un long capot, une calandre caractéristique et une ligne de toit ­abaissée qui fait ressembler davantage l’ensemble à un coupé. Ajoutez à cela un habitacle plus reculé que sur la plupart des utilitaires sport, des arches de roues surdimensionnées entourées d’un ­recouvrement plastifié noir qui confère une allure un peu plus solide, et vous avez un véhicule au charme indéniable.

En fait, pour être franc, même ma très exigeante soeur est tombée en amour avec le style du petit véhicule et attend avec impatience de le voir, et de l’essayer, en personne. Elle qui pourtant, conserve ses voitures depuis presque aussi longtemps que n’existe le plus jeune de mes enfants, elle en est presque à se laisser tenter!

Réglons ici la question des dimensions. Oui, le CX-3 reprend les éléments de la plateforme de la Mazda2, mais en étirant un peu les dimensions. En fait, en ­comparaison, il se place un peu au-­dessus de la Mazda2 en largeur et en longueur, et juste un peu en deçà de la Mazda3. Les deux modèles sont cependant dépassés en hauteur.

L’habitacle est aussi une totale réussite. D’une part, il faut souligner la qualité­ ­apportée à l’assemblage et à la qualité des matériaux, peu importe la version ­retenue. D’autre part, on ne peut qu’admirer le style unique (et marié à celui de la nouvelle Mazda2 que nous recevrons l’an prochain) et épuré de l’intérieur.

Alors que toute la planche de bord est recouverte et marquée de surpiqûres du plus bel effet, les cadrans sont modernes, aisément lisibles, et la planche de bord surmontée d’un écran de grandes ­dimensions pour recevoir le système de navigation (optionnel) et les commandes de tout le système multimédia.

Le bémol, car bémol il y a, c’est l’espace intérieur. Les occupants avant n’auront ­aucune difficulté à trouver une position confortable. Les occupants arrière devront se contenter de deux places et auront un peu plus de peine à être véritablement à leur aise. L’espace cargo est pour sa part ­diminué considérablement, et exigera un peu de planification, ou l’abaissement des ­banquettes arrière, pour transporter de plus imposants bagages.

Personnalité Mazda

Sur la route, le CX-3 est définitivement à la hauteur des attentes. Les suspensions bien calibrées, le mode sport optionnel et la direction précise permettent une conduite dynamique, à défaut d’être sportive.

J’ai toujours aimé Mazda pour une chose : pas besoin de rouler vite pour ­obtenir un maximum de sensations. Il suffit de circuler librement, et de ­savourer le moment. Même si les 146 chevaux du moteur Skyactiv 2,0 litres du CX-3 ­pouvaient nous sembler un peu justes en accélération vive, je dois réserver mon jugement. Après tout, ce premier essai s’est déroulé à plus de 6 000 pieds d’altitude, et le moteur, comme le chauffeur, manque d’air plus rapidement à cette hauteur.

La boîte automatique (le CX-3 ne ­possède aucune boîte manuelle) répond avec grâce et rapidité, et au besoin, une ­traction intégrale viendra rassurer les plus peureux des conducteurs hivernaux.

Autre détail d’intérêt, les versions GT proposent en option le groupe ­technologie qui inclut le i-Active sense, un système complet d’équipements de sécurité qui ajoute notamment la vision tête haute (c’est-à-dire que les ­informations de conduite sont reflétées devant les yeux du conducteur, ce qui évite de quitter la route des yeux). Le prix est un peu élevé, dommage, car l’option est intéressante.

Charmant, amusant, dynamique, le Mazda CX-3 a tout pour plaire et pour ­devenir une star. Ne reste plus qu’à prendre votre mal en patience puisqu’il n’arrivera qu’au début de juin (message à l’intention de mon impatiente soeur)!

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