29 mars 2018
Les nouveaux maires dans la MRC 
Gilles Carpentier a ramené l’harmonie à Sainte-Marie-Madeleine
Par: Le Courrier
Le maire de Sainte-Marie-Madeleine, Gilles Carpentier. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le maire de Sainte-Marie-Madeleine, Gilles Carpentier. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Élu en novembre 2017 avec les six membres de son équipe, le maire de la Paroisse de Sainte-Marie-Madeleine, Gilles Carpentier, ne pouvait espérer mieux pour inaugurer une nouvelle ère au terme du règne de Simon Lacombe, qui a siégé au conseil durant 44 ans et occupé la mairie pendant 37 ans.

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« Je suis chanceux. J’ai six conseillers avec moi sur qui je peux compter, tout le monde pousse dans la même direction. Nous avons lutté ensemble aux élections et nous avons gagné. Et ce sont tous des gens de qualité », se réjouit M. Carpentier en parlant de Bernard Cayer, ingénieur rural retraité et ex-enseignant à l’ITA, Ginette Gauvin, qui a œuvré à la Caisse populaire durant 29 ans, René Poirier, ancien chef des pompiers, Jean-Guy Chassé, conseiller réélu qui travaille dans le domaine du génie civil, Pascal Daigneault, technicien en bâtiment, et René-Carl Martin, un agriculteur natif de la Gaspésie qui a aussi enseigné au secondaire.

Conseiller en investissement retraité, Gilles Carpentier avait fait son entrée au conseil municipal en avril 2015, à la suite d’une élection partielle à un siège de conseiller. Maintenant qu’il est maire, il s’aperçoit que bien des choses lui échappaient auparavant parce que, affirme-t-il, l’information ne circulait pas au conseil de Sainte-Marie-Madeleine. « Ma grande découverte, ce sont tous les services que nous offre la MRC des Maskoutains et dont on ne savait rien, zéro. Toutes les informations que la MRC pouvait donner aux municipalités, ça ne se rendait pas jusqu’ici. Le service d’ingénierie, c’est complémentaire et très important pour les municipalités, comme le nouveau service juridique; Simon Lacombe ne nous parlait pas de ça. Avant, on pouvait dépenser facilement 36 000 $ ou 40 000 $ par année en frais d’avocat. À la MRC, on nous alloue du temps pour nos consultations à un taux de 45 $ l’heure, et nous avons décidé d’adhérer à ce service. »

Il s’est aussi aperçu que Sainte-Marie-Madeleine n’était pas une municipalité aussi riche que le laissent paraître ses surplus. « L’état de pauvreté dans lequel on se trouve, ça m’a surpris. Nous avons de l’argent en banque, mais rien d’autre. Nous n’avons pas d’immobilisations, nous sommes propriétaires d’absolument rien, à part un pickup. Les locaux du bureau municipal du boulevard Laurier sont loués au prix de 2700 $ par mois et le local des loisirs, à 700 $ par mois », souligne-t-il. La municipalité est néanmoins propriétaire à 65 % de la caserne des pompiers de Sainte-Madeleine qu’elle partage avec le Village, de même que de 5 % du système de traitement des eaux usées.

Et la fusion?

Parlant du Village, le maire Carpentier souhaite vivement qu’il donne son signal pour que l’étude d’opportunité d’un regroupement avec la Paroisse soit complétée dans les prochains mois. « Nous ne voulons pas la fusion à tout prix, mais nous voulons aller en référendum avec une étude instructive et plaisante à lire. Si les gens voient leur intérêt dans le regroupement, c’est vendu, mais il faut que ça avance en 2018 si on veut conserver le support du gouvernement. Nous, nous avons une réserve pour tenir le référendum, etc’est budgété au Village aussi. J’ai passé quatre heures et demie à discuter avec le maire André Lefebvre et je lui ai dit de pousser son monde, de vérifier leur intérêt à poursuivre. Tant au Village qu’à la Paroisse, les vieilles mentalités sont très difficiles à défaire; les guerres de clochers, ça c’est nous autres! », lance le maire Carpentier.

Il signale qu’advenant un regroupement,sa municipalité aurait l’avantage de ne pas s’engager dans le projet avec des biens immobiliers dont elle devrait se défaire. « Tout ce que nous possédons sera utile à la nouvelle ville », dit-il.

Mais, fusion ou pas, il certifie qu’il se produira du changement à Sainte-Marie-Madeleine. « C’est parti dans la bonne direction. La mairie, c’estbeaucoup d’ouvrage, c’est quasiment un travail à temps plein, mais je vais agir là où il faut agir. C’est valorisant quand ça bouge, mais en même temps, tu vois tout ce qui aurait pu se faire avant. » 

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