21 novembre 2013
Goodyear, pour mettre fin à un dialogue de sourds
Par: Le Courrier
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La confrontation par l’entremise du journal est un exercice stérile et doit cesser. Un site aussi stratégique mérite un projet rassembleur et seuls un franc dialogue et l’ouverture d’esprit nous permettront de l’initier. À cet effet, j’ai interpellé les membres du conseil municipal de façon officielle la semaine dernière dans le but de créer un espace de discussions formel.

Mon propos ici n’est pas argumentaire, mais les contribuables sont en droit de connaître les faits qui sous-tendent le climat malsain qui caractérise ce dossier.2001 : acquisition du terrain et bâtiments.2001 à 2009 : location des espaces pour activités commerciales et industrielles (24 locataires).2009 : imposition par la ville de Saint-Hyacinthe d’une réserve foncière ayant comme objet l’implantation potentielle d’un stationnement incitatif ou d’un terminus inter-modal (train de banlieue).2010 : dépôt du plan d’urbanisme #350 restreignant à un usage résidentiel le complexe et décrétant patrimonieux les bâtiments.2011 : reconduction de la réserve foncière.2013 : levée de la réserve foncière.Demande d’un permis de démolition le 6 septembre 2013.L’imposition d’une réserve foncière interdit tous les travaux qui augmenteraient la valeur des bâtiments et prévoit une compensation financière pour les pertes encourues par le propriétaire. Il y a litige relativement au montant de la compensation et le tout sera tranché par le Tribunal administratif du Québec; sa décision est sans appel.Tout au long de l’imposition de la réserve foncière, il m’était littéralement impossible de discuter et/ou de négocier avec l’administration municipale; lettres sans réponses, appels non retournés, etc. Je n’ai eu droit qu’à des constats d’infractions divers (service des incendies, salubrité) durant et suite à la levée de la réserve foncière.Quatre ans à regarder les locataires quitter c’est long, mais surtout source de stress tant personnel que financier. Je ne suis pas dans un processus de victimisation, mais plutôt d’incrédulité. Quelle est la logique qui supporte la reconduction d’une réserve foncière ayant pour objet le « rasage » intégral du site après avoir décrété les bâtiments patrimoniaux?Mais il est temps de tourner la page et je conserve malgré tout l’esprit ouvert; la preuve en étant qu’après une rencontre avec la plus militante porte-parole des défenseurs du patrimoine, celle-ci me supporte pour la création d’un cadre de discussion avec la ville de Saint-Hyacinthe.Je ne suis pas un vil promoteur mercantile, mais plutôt un citoyen engagé, vous n’avez qu’à vous informer auprès de très nombreuses oeuvres caritatives et organismes communautaires maskoutains.Il est maintenant temps que ce dossier qui va dans toutes les directions emprunte celle du consensus réaliste.

Stéphane Ares

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