2 novembre 2017
Mairie de Saint-Hyacinthe
Goulet veut réformer la gestion
Par: Benoit Lapierre
Chantal Goulet, à son point de presse de fin de campagne électorale à la mairie. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Chantal Goulet, à son point de presse de fin de campagne électorale à la mairie. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

C’est en promettant un changement de culture dans l’appareil municipal que Chantal Goulet, candidate à la mairie de Saint-Hyacinthe, s’est adressée une dernière fois aux médias avant le scrutin général du 5 novembre.

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« Je sens de la frustration chez les employés municipaux, comme une omerta qui règne à l’hôtel de ville. Dans le fond, ce que je propose, c’est une réforme de la gestion municipale de A à Z », a lancé Mme Goulet dans le hall d’entrée de La Scène, la salle où elle attendra les résultats du scrutin dimanche soir, entourée de ses partisans. Elle affirme que la dette municipale supportée par l’ensemble des contribuables approcherait les 75 M$, selon sa propre estimation et ce que lui aurait révélé un conseiller sortant qu’elle n’a pas identifié. Elle promet donc un examen approfondi de la dette et de tout le cadre financier de la Ville. Son questionnement sur les finances englobe la biométhanisation, la liberté d’action sans droit de regard dont jouit le CN dans le dossier du tunnel Casavant, la possibilité d’un investissement municipal dans un aéroport privé, la transparence dans la gestion du centre des congrès. « Je conviens que ces questions et bien d’autres méritent qu’un changement s’opère au sein de l’administration municipale le 5 novembre. Travailleuse acharnée et expérimentée, j’assumerai mes fonctions de maire à temps plein, j’analyserai avec rigueur tous les dossiers, je me ferai un honneur et un devoir de consulter les citoyennes et citoyens et les divers partenaires du milieu et je rendrai des comptes sur une base régulière », a-t-elle déclaré. Au sujet de la campagne électorale, elle ne pense pas qu’elle s’est avérée aussi calme que certains le prétendent. « J’en ai entendu dire qu’elle avait été tranquille, presque plate, mais moi je ne l’ai pas vue tranquille, mais plutôt comme une révolution tranquille qui commence. Beaucoup de gens veulent voter pour le changement, ils sont tannés et ils en ont long à dire. J’ai fait tout ce que je pouvais, et c’est eux maintenant qui ont le dernier mot. S’ils veulent le changement, ils vont voter pour moi », lance-t-elle, prédisant un résultat serré à la mairie dimanche soir.

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