6 octobre 2011
Grand Corps Malade sur la scène du Centre des arts
Par: Le Courrier
Grand Corps Malade entamera sa tournée au Québec le jeudi 13 octobre au Centre des arts Juliette-Lassonde à 20 h.

Grand Corps Malade entamera sa tournée au Québec le jeudi 13 octobre au Centre des arts Juliette-Lassonde à 20 h.

Le slameur français Grand Corps Malade entame sa première tournée au Québec et sera en prestation au Centre des arts Juliette-Lassonde le jeudi 13 octobre dès 20 h. Bonne nouvelle pour cet artiste dont la seule vraie place est sur scène.

Ayant toujours considéré le Québec comme étant une destination incontournable, et ce, dès sa première tournée en 2006, Grand Corps Malade (né Fabien Marsaud) visitera au cours du mois d’octobre plusieurs scènes du Québec pour la première fois, dont celle du Centre des arts de Saint-Hyacinthe.

« Il y a deux ans, nous avions fait une petite tournée de quatre ou cinq dates où nous allions dans les régions. Mais celle-ci est plus longue. Nous avons ajouté des régions où nous ne sommes encore jamais allés », explique le slameur.Cette tournée présentera essentiellement les pièces de son plus récent album intitulé 3ème temps, sorti à l’automne 2010, de même que quelques pièces inédites et certaines chansons succès des albums précédents.Définissant le slam comme étant avant tout une bouche qui donne à des oreilles qui prennent, Grand Corps Malade avoue apprécier davantage les moments où il peut se produire sur scène.« Chaque étape est intéressante dans le processus de création d’un album. J’aime beaucoup le moment où je compose, mais c’est vrai que la scène est l’aboutissement du processus et c’est le moment où je partage mes créations avec le public. Alors, oui, j’aime beaucoup être sur scène! »

Le slam, un art engagé socialement

Fidèle à son genre, Grand Corps Malade exprime, à travers ce troisième album en carrière, des maux de la société, tels l’exclusion sociale et les préjugés envers les différences culturelles. Selon ce sociologue dans l’âme, le slam est un art oratoire qui permet de véhiculer un discours engagé.

« Le slam laisse un espace libre à chacun, tant au niveau du fonds que de la forme du texte. Moi, je prends mes sources d’inspiration dans la société, dans ce qui se passe autour de moi. Au moment d’écrire, j’écris d’abord des textes que je fais à ma sauce et le plus naturellement possible. Ensuite on adapte les textes musicalement. »Encore méconnu au Québec, le slam rejoint de plus en plus d’adeptes partout dans le monde, selon le slameur français.« Le slam gagne énormément de terrain. Bien qu’il soit apparu au cours des années 80, ce n’est qu’à la fin des années 90 et début des années 2000 que le slam s’est fait connaître de la francophonie. Oui, c’est un genre musical encore méconnu, mais il suscite de plus en plus d’intérêt », conclut-il.

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