31 octobre 2019
Entre les lignes
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Par: Le Courrier

Martin Bourassa

C’était sur le site internet de La Presse sous la magnifique plume de la chroniqueuse Isabelle Hachey mardi. Le texte assassin « Les bons vieux et les mauvais vieux » résume en l’espace d’une chronique la saga de Groupe Sélection au centre-ville de Saint-Hyacinthe. En quoi ce texte est-il assassin? Disons que, pour l’image de marque de la Ville de Saint-Hyacinthe et du promoteur immobilier, c’est mortel.

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Au bénéfice de ceux et celles qui n’ont pas encore lu cette chronique, je vais vous résumer l’essentiel, sommairement, dans mes propres mots. La Ville de Saint-Hyacinthe et Groupe Sélection font équipe pour mettre de pauvres vieux à la rue et les remplacer par des vieux plus aisés, plus riches. Évidemment, le maire et la porte-parole du promoteur s’en défendent tant bien que mal, mais l’image reste forte.

Moi qui suis aux premières loges du dossier, je ne peux pas dire que cette chronique tourne vraiment les coins ronds, même si ce dossier semble encore laisser indifférents une grande majorité de Maskoutains en dehors du centre-ville. Mais comme le signalait avec justesse notre journaliste aux Affaires municipales, cette chronique ne fera pas avancer le projet sur la route de l’acceptabilité sociale. Si cela se trouve, elle le fera reculer d’un pas de géant. Tout comme la réaction de la ministre des Aînés, Marguerite Blais. « Ça n’a pas de bon sens!, a-t-elle dit. Moi, ce n’est pas le modèle de développement que je préconise. »

Quand le maire Corbeil affirme que c’est au promoteur à trouver des logements pour relocaliser les gens de la rue Saint-François et que ce même promoteur dit travailler très fort pour y arriver, je décroche un peu. Le dossier traîne en longueur et on sent que la seule alternative apte à dénouer l’impasse passe par la construction d’une nouvelle résidence de l’Office municipal d’habitation sur la rue Concorde. Il s’agit toutefois d’une solution 100 % municipale puisque le promoteur ne mettra pas une cenne dans ce projet. Comme on dit, tout ce qui traîne se salit et donne de la matière aux chroniqueurs de Montréal et indispose des ministres à Québec. Attendez pas que Richard Martineau s’en mêle…

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