31 décembre 2013
Happy Yak nourrit les aventuriers
Par: Jean-Luc Lorry
Sur la photo, les fondateurs de l'entreprise Happy Yak, Guy Dubuc et Christine Chénard.

Sur la photo, les fondateurs de l'entreprise Happy Yak, Guy Dubuc et Christine Chénard.

La passion commune de Christine Chénard et de Guy Dubuc pour les expéditions dans des contrées lointaines a donné naissance à Happy Yak, une petite entreprise maskoutaine qui élabore des repas composés d’ingrédients lyophilisés et déshydratés.

Depuis sa création en juillet 2012, Happy Yak occupe un petit local au Centre de recherche et de développement des aliments (CRDA) à Saint-Hyacinthe.

L’explorateur Bernard Voyer est à l’origine de la création de cette entreprise qui vend ses produits uniquement en ligne. En 1996, l’aventurier qui compte parmi ses faits d’armes l’ascension de l’Everest, cherchait les aliments à emporter lors d’une expédition de 1 500 kilomètres en ski au pôle Sud. « Comme je suis nutritionniste et adepte de plein air, j’avais calculé les besoins énergétiques pour cette expédition et préparé les repas de Bernard Voyer et de son coéquipier Thierry Pétry », se souvient Christine Chénard.L’entreprise offre à sa clientèle un choix de repas parmi trente plats. Dauphinois de volaille à l’estragon, crevettes au cari sur riz, porc braisé sauce aux champignons et vin blanc font partie des plats qui se commandent en un clic. Pour réduire le nombre de sachets de repas à mettre dans ses bagages, Happy Yak propose des portions pour une, quatre ou six personnes. « Nous pouvons aussi adapter nos plats selon les allergies et les intolérances alimentaires de nos clients », précise Guy Dubuc. Pour raviver le goût et les saveurs originelles de leurs recettes, le sachet doit être déposé dans un contenant d’eau que l’on porte à ébullition pendant une à deux minutes. On laisse reposer 10 minutes et le tout est prêt à consommer. Pour sa traversée de l’Atlantique Nord à la rame et en solitaire, Mylène Paquette a fait confiance à Happy Yak en embarquant à bord environ 300 repas prêts à consommer. « C’est elle qui a testé le plus longtemps nos produits », souligne en souriant M. Dubuc. Escalade, alpinisme, kayak, ski, rien ne semble arrêter ces deux adeptes de haute montagne lorsqu’il est question de préparer un nouveau voyage aux saveurs extrêmes. « Nous testons nos produits sur le terrain. Il n’est pas rare que nous rencontrions nos clients lors d’une expédition », mentionne Christine Chénard.

La Cité dans la mire

Les deux amoureux des grands espaces croient que leur défi entrepreneurial a de beaux jours devant lui.

Happy Yak emploie pour le moment trois personnes comprenant les deux fondateurs. « D’ici deux ans, nous visons les 20 employés et nous espérons pouvoir nous installer dans la Cité de la biotechnologie », espère Guy Dubuc. Selon lui, les marchés du plein air et celui des produits naturels ont le vent dans les voiles.

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