19 novembre 2020
Tant imprimés que numériques
Hausse des prêts de livres à la Médiathèque maskoutaine
Par: Maxime Prévost Durand

Avec un peu de retard sur l’échéancier habituel, en raison de la pandémie, le rapport annuel 2019 de la Médiathèque maskoutaine a finalement été déposé. Sur la photo, la présidente Caroline Robert et la directrice générale Louise Struthers. Photothèque | Le Courrier ©

Les usagers de la Médiathèque maskoutaine ont lu davantage l’an dernier alors que les prêts de livres, tant imprimés que numériques, ont été à la hausse. C’est ce que dévoile le rapport annuel pour l’année 2019, qui vient tout juste d’être rendu public.

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Habituellement présenté en avril, le rapport annuel n’a pu être déposé qu’en novembre cette année, notamment en raison de la pandémie. L’assemblée générale prévue au printemps avait dû être repoussée à cet automne.

Dans ce document, on constate que 311 021 livres imprimés ont été empruntés entre janvier et décembre 2019 dans l’une ou l’autre des deux bibliothèques de la Médiathèque, soit T.-A.-St-Germain et Sainte-Rosalie. Il s’agit d’une augmentation de 8,4 % par rapport à l’année précédente. Une hausse similaire (8,5 %) a été observée du côté numérique alors que 17 967 livres ont été empruntés de cette manière. Seuls les documents multimédias ont connu une baisse (-4 %), avec tout juste plus de 30 000 documents empruntés.

« On n’a pas une explication parfaite [au sujet de la hausse des prêts de livres], mais il y a eu un très gros effort de rajeunissement des collections et je pense que ça a eu son effet », mentionne la directrice générale de la Médiathèque maskoutaine, Louise Struthers, qui est justement entrée en poste en avril 2019.

Avec tout près de 13 400 abonnés, la Médiathèque a rejoint surtout les adultes, qui représentent environ 68 % de la clientèle. Les jeunes arrivent en deuxième (environ 25 %), tandis que les adolescents sont tout au bas, presque absents (environ 4 %). La clientèle institutionnelle et autres (enseignantes, éducatrices, etc.) composent le dernier 3 % des abonnés.

« C’est une réalité de toutes les bibliothèques. Les adolescents sont peu présents, reconnaît Mme Struthers, mais on essaie d’aller les chercher ». Des projets visant spécifiquement cette clientèle devaient être lancés cette année avant que la pandémie ne vienne leur mettre des bâtons dans les roues, ajoute-t-elle.

Des ventes de livre record

Les traditionnelles ventes de livres usagés de la bibliothèque T.-A.-St-Germain ont permis d’amasser un montant record de plus de 30 000 $ en 2019 grâce aux trois rendez-vous tenus dans l’année.

Les fonds amassés servent notamment « à financer le programme d’animation et à offrir des bibliothèques dynamiques », est-il décrit dans le rapport annuel.

D’ailleurs, la DG de la Médiathèque maskoutaine se réjouit de l’offre « très intéressante » en animation au sein des deux bibliothèques.

« J’ai travaillé dans plusieurs bibliothèques et, quand je suis arrivée en poste ici, j’ai été étonnée de l’ampleur des activités d’animation qui existent et de la grande présence de bénévoles impliqués dans les activités de la Médiathèque », souligne Louise Struthers.

Le projet de Labmobile a notamment permis de faire rayonner la Médiathèque au-delà des murs de ses bibliothèques en offrant une centaine d’activités d’atelier de création numérique à plus d’un millier de jeunes de la région en allant dans les écoles primaires.

Future bibliothèque : une nouvelle étape

Presque au même moment où le rapport annuel 2019 de la Médiathèque était dévoilé, la Ville de Saint-Hyacinthe préparait le terrain pour une autre étape dans le projet de la nouvelle bibliothèque, qui sera aménagée dans l’ancien immeuble de la Fédération des Caisses Desjardins, au centre-ville.

Le règlement d’emprunt entourant les travaux de réaménagement de la future bibliothèque a été déposé au conseil le 2 novembre à un montant de 14,76 M$. L’appel d’offres pour la réalisation de ces travaux devrait être lancé au début de l’année 2021, a indiqué le directeur général Louis Bilodeau, confirmant que les plans et devis sont déjà réalisés (1,12 M$). En ajoutant ce contrat accordé en juin et le montant de l’acquisition faite en 2017 de l’immeuble situé au 2175 Girouard Ouest (9,7 M$ en incluant des travaux de consolidation), on parle donc d’une facture finale qui oscillera autour de 25,5 M$. Rappelons que la Ville a choisi de procéder sans subvention gouvernementale dans ce dossier afin de progresser plus rapidement.

Avec la collaboration de Rémi Léonard

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