11 octobre 2012
Heureux ceux qui critiquent sans voir
Par: Le Courrier

Je l’avoue, j’ai été surpris, M. Bourassa, de votre commentaire sur mon texte dans la dernière édition du COURRIER. Je crois que vous n’êtes pas impartial dans votre jugement. J’ai reçu de nombreux appels et courriels de félicitations à la suite de ma lettre. Aucun négatif. Vous prétendez que mon conte était méprisant, voire même violent à l’endroit de M. Scraire, mais je crois que vous exagérez. Il n’était pas violent. Humoristique, surtout. Méprisant, peut-être un peu, et voilà pourquoi : en lisant son texte, il est évident qu’il n’a pas visité l’événement ORANGE.

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Je l’avoue, j’ai été surpris, M. Bourassa, de votre commentaire sur mon texte dans la dernière édition du COURRIER. Je crois que vous n’êtes pas impartial dans votre jugement. J’ai reçu de nombreux appels et courriels de félicitations à la suite de ma lettre. Aucun négatif. Vous prétendez que mon conte était méprisant, voire même violent à l’endroit de M. Scraire, mais je crois que vous exagérez. Il n’était pas violent. Humoristique, surtout. Méprisant, peut-être un peu, et voilà pourquoi : en lisant son texte, il est évident qu’il n’a pas visité l’événement ORANGE.

Au début du second paragraphe de sa lettre, M. Scraire parle d’une oeuvre de Miru Kim, où on la voit nue au milieu des cochons, je le cite : « Qu’il s’agisse d’une femme photographiée nue au milieu de porcs, et placée de manière à leur ressembler (équivalant du coup l’homme et la bête) ». Mais voilà, cette oeuvre ne fait pas partie de l’exposition, les deux seules photographies de cette artiste de renommée internationale qui sont présentées à ORANGE sont exposées sur la face est du Marché centre. Tout son texte est basé sur des articles de journaux et des « on-dit ». Il n’a pas vu l’exposition. Je me demande, M. Bourassa, comment on peut remettre en question la sélection d’oeuvres qu’on n’a pas vues. C’est de la mauvaise foi. C’est ce qui m’a fait réagir. De plus, sur des « on-dit », M. Scraire s’en prenait au travail de l’éducatrice qui, présentant il y a trois ans le tableau « Kidnapping de Symbole » de Thierry Arcand-Bossé, avait osé dire que manger au McDo n’était pas nécessairement bon pour la santé. Il supposait qu’elle jugeait les parents qui amenaient leurs enfants au McDo. Pour qui a rencontré, ne serait-ce qu’une seule fois, Ana Maria Tanguay, qui fait un travail extraordinaire d’éducation auprès des enfants, toute en délicatesse et en intelligence, on se dit qu’encore une fois M. Scraire fait preuve de mauvaise foi. ORANGE encourage la critique, c’est même là un des objectifs de cet événement. Mais quand quelqu’un, qui ne se donne même pas la peine de se déplacer et de venir voir par lui-même, se permet de juger et de condamner sur la place publique une exposition, quand cette personne se sert en plus de son titre de professeur de philosophie pour asseoir sa crédibilité, comme si un fermier ou un électricien ne pouvait se forger lui-même sa propre opinion, il se peut que je sois un peu agacé. Si je ne me suis pas servi de mon titre de Responsable des communications et de la promotion de ORANGE, c’est pour cette raison, et parce que c’est comme citoyen de Saint-Hyacinthe que je me suis exprimé, mécontent de voir une mystification passer pour la vérité dans les pages du COURRIER. Je savais très bien que vous connaissiez ma fonction, M. Bourassa, nous nous sommes déjà parlé au téléphone, je suis en contact avec certaines de vos journalistes, mon nom est sur le programme et sur le site web, je ne me suis pas caché, mais je suis citoyen de Saint-Hyacinthe, autant que vous et M. Scraire, et je ne vaux ni plus, ni moins.

Claude Mercier Citoyen de Saint-Hyacinthe

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