11 août 2016
Histoire de barrage
Par: Pierre Bornais
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Une fois encore, la Centrale T.-D.-Bouchard défraie la chronique municipale, ajoutant un élément supplémentaire à un dossier déjà bien garni à cet égard. Et les réponses aux interrogations légitimes de citoyennes montrent à quel point ce dossier est soumis depuis le début à toutes sortes d’approximations.

L’unique témoin des débuts, le conseiller Barré, y est allé de sa ritournelle sur les finances publiques des années 1990 à l’effet « qu’on était cassé comme des clous ». Mais en plus, il a cette fois-ci présenté un texte écrit par Vianney Théberge, journaliste au Courrier en 1993, affirmant y trouver une approbation implicite du projet de centrale. Se plaignant au passage du traitement que le journal lui réserve ainsi qu’à ses semblables.

Il n’en fallait pas davantage pour que je replonge dans le dossier – fort volumineux – de la petite histoire d’un projet qui ne rapporte pratiquement rien de positif à la communauté.

Il est vrai que dans l’édition du 12 janvier 1993, monsieur Théberge a présenté un commentaire intitulé : « Une décision à prendre ». À la lecture du texte, il est clair qu’il ne s’agissait pas d’une approbation formelle du projet global de la centrale. Il était plutôt question du projet du Club de Chasse et Pêche Maska à l’effet d’aménager une aire de reproduction pour les poissons, tout en améliorant l’environnement mis à mal par les travaux liés à l’intercepteur régional au coeur de la rivière.

L’expérience vécue au fil des ans, avec une sécheresse récurrente, et le Rapport de la Commission Doyon, traitant des entourloupettes et autres irrégularités entourant ce projet spécifique, faisaient de ce conseiller un témoin précieux dans ce dossier. Mais il ne semble pas avoir eu un rôle déterminant dans la toute dernière négociation en 2014.

Comme quoi, certains incitatifs ne suffisent pas parfois!

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