25 février 2021
Hockey midget AAA : se défier pour mieux patienter
Par: Maxime Prévost Durand

Les joueurs des Gaulois de Saint-Hyacinthe, comme ceux des autres équipes de la Ligue de hockey midget AAA, relèvent différents défis d’habiletés à l’entraînement ces jours-ci, dont l’épreuve de la plus belle feinte. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

En attendant le début d’une saison, s’il y en a bel et bien une, les joueurs des Gaulois de Saint-Hyacinthe et des 14 autres équipes de la Ligue de hockey midget AAA du Québec participent ces jours-ci au Défi Midget AAA, un concours d’habiletés techniques qui leur permet de se défier pour mieux patienter.

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Le concept est simple : depuis le 16 février, et jusqu’au 26 février, les joueurs sont invités à réaliser six épreuves dans le cadre de leurs entraînements. Pour les attaquants et les défenseurs, les défis sont ceux du patineur le plus rapide, du tir le plus puissant, de tirs de précision et de la plus belle feinte, tandis que les gardiens de but sont évalués dans des exercices de passes de précision et de tirs à distance dans un filet désert. Les résultats seront ensuite compilés par la ligue. Pour la majorité de ces épreuves, les deux meilleurs joueurs de tout le circuit midget AAA seront invités à participer à la grande finale au Complexe Bell, à Brossard, lorsque les mesures sanitaires le permettront. Seul le défi de la plus belle feinte regroupera le meilleur joueur de chacune des 15 équipes lors de la finale.

Dans un contexte où aucun match de saison régulière n’a pu être disputé jusqu’ici, cette activité spéciale apporte une touche de compétition ainsi qu’un côté ludique aux entraînements à l’approche de la semaine de relâche.

« Je pense que c’est une bonne idée. Les joueurs sont contents d’avoir une forme d’opposition dans quelque chose, puis c’est facile de faire ça en respectant la distanciation », a affirmé l’entraîneur-chef des Gaulois, Marc-André Ronda, alors que les premiers défis avaient été disputés au sein de son équipe.

Même s’il s’agit de la première initiative du genre de la part de la ligue depuis la suspension de la saison cet automne en raison des mesures sanitaires en place, cela n’a pas empêché les Gaulois de faire preuve de créativité dans le cadre de leurs entraînements lorsque c’était nécessaire. Spikeball et mini-tennis sur glace ont fait partie des jeux proposés par les entraîneurs pour sortir du cadre régulier.

« Quand on sentait que le groupe avait besoin de se changer les idées, on saisissait l’opportunité de ne pas juste faire du hockey, a mentionné Marc-André Ronda. Souvent, c’était au lendemain d’une annonce du gouvernement ou à l’approche d’un point de presse où on savait que ce ne serait pas de bonnes nouvelles. En faisant ça, il y avait des sourires. »

Justement, qu’en est-il du moral des joueurs, alors que l’on ignore toujours s’ils pourront disputer une saison? Depuis quelques semaines, l’entraîneur-chef remarque une certaine résignation. « Ça ne fait plus partie de leurs conversations de savoir quand la saison va commencer. Les attentes à ce niveau ont diminué. Ils sont surtout satisfaits de pouvoir mettre les patins et de pratiquer leur sport », a-t-il soutenu.

Outre une courte période à l’approche des Fêtes, les entraînements des Gaulois ont toujours pu se poursuivre, comme c’est le cas pour tous les programmes sport-études.

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