9 octobre 2014
Il est temps…
Par: Pierre Bornais
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Le sujet m’est revenu à l’esprit en lisant l’article sur le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, dans la dernière édition du Courrier.

Comment expliquer que 35 ans après son décès, la Ville n’ait pas encore trouvé moyen d’honorer publiquement la mémoire de Harry Bernard?

Comme le souligne, à juste titre l’éditeur, ce dernier occupa le poste de rédacteur en chef du journal pendant presque cinq décennies et sa carrière fut exceptionnelle, aussi bien au niveau local que national.

A priori, il semble qu’un tel palmarès devrait avoir retenu l’attention des membres du comité, chargés de suggérer les noms des lieux publics.

Au fil des années, il m’est arrivé d’interpeller en privé certains d’entre eux, espérant susciter leur intérêt.

L’existence d’une rue Bernard a longtemps été invoquée par le comité pour illustrer son impuissance, sous prétexte de ne pas semer la confusion au sein de la population. Puis, au moment de la fusion, d’autres excuses furent évoquées, toutes montrant un manque d’imagination de ses membres.

Plus récemment, on me fit savoir que « ça s’en venait »; mais c’est toujours à venir!

Il est temps de passer aux actes en inscrivant dans le patrimoine maskoutain la reconnaissance d’un homme exceptionnel qui a participé à son évolution.

Ce ne sont certes pas les possibilités qui font défaut; tout au plus, une certaine volonté de prendre en compte une partie de notre Histoire commune.

Loin de moi l’idée de suggérer de prendre la place de qui que soit; le comité reste entièrement libre de prendre ses décisions. Mais la désignation des rues, boulevards, parcs et places publiques n’est pas indifférente à l’identification de la personnalité profonde d’une communauté.

Ce qui serait une application concrète des « énormes » qualificatifs placardés aux quatre coins du territoire et supposés nous décrire.

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