11 juillet 2013
GMC Sierra
Il était une fois dans l’Ouest
Par: Marc Bouchard

(Calgary, Alberta) – La rosée du matin flotte toujours dans l’air, alors que le soleil perce à peine les nuages. Au loin, les chevaux hennissent et piaffent d’impatience de sortir de leur enclos. Tout autour de nous, une dizaine de GMC Sierra 2014 attachés à tout autant de roulottes sont stationnées au plein coeur du pré.

L’emplacement a été choisi avec soin : le Sierra West ranch, un endroit de prédilection pour les touristes du sud de l’Alberta qui veulent découvrir la véritable vie de cowboys. Ici, on peut monter à cheval, évidemment, mais aussi découvrir l’ancien Far West en logeant dans l’une ou l’autre des cabines de Cow Town, un faux village recréé sur place.

Mais dans le cas de la dizaine de journalistes réunis sur place, le Sierra West est surtout le lieu d’un court séjour nous ayant mené de la ville de Calgary, à quelque 200 kilomètres au nord, jusqu’au coeur des Prairies. Le défi : conduire le nouveau Sierra tout en remorquant derrière nous des véhicules récréatifs atteignant quelques milliers de kilogrammes. Pour y parvenir, il a fallu franchir les routes de campagne, des montées et des descentes relativement imposantes, mais aussi traverser des zones plus urbaines. Heureusement, après une nuit au ranch (nuit marquée notamment par de violents orages), nous sommes repartis vers Calgary et son Stampede, laissant sur place notre gros véhicule récréatif, histoire de mettre à l’épreuve la camionnette grand format sans cargaison excédentaire.

Même allure, nouveau camion

Au premier regard, et à moins d’être un véritable connaisseur, la GMC Sierra n’a pas beaucoup changé. On a conservé sensiblement les mêmes dimensions, modifié un peu l’apparence extérieure, rendant notamment plus affilées les arêtes autour du capot, mais sans plus.

En fait, selon les porte-parole de GM, c’est par choix qu’on a si peu changé les choses, esthétiquement parlant. Aux États-Unis, le GMC Sierra (frère jumeau du Chevrolet Silverado) est en fait le numéro un en terme de vente. On ne voulait donc pas modifier trop une recette qui a porté ses fruits. Et même si on ne le dit qu’à mots couverts chez GM, on ne voulait pas non plus se rapprocher trop de la silhouette ultramacho du Ford F150 et du Dodge Ram, deux féroces compétiteurs tournés davantage vers les hommes. On espère en effet que le GMC Sierra attirera aussi les regards féminins. Dans l’habitacle, les changements sont aussi minimes, En fait, tout a été quasiment totalement remanié, mais on l’a fait avec tellement de discrétion et d’efficacité que tout semble naturellement à sa place. Quant à l’espace, inutile d’en parler. La taille même du GMC Sierra impose le respect, et permet un dégagement total, tant à l’avant qu’à l’arrière. En fait, malgré son apparente similitude, tout a été repensé. Le châssis échelle perdure, mais on a amélioré sa résistance à la torsion; les aciers utilisés dans la construction sont plus que jamais résistants, mais aussi plus légers. Quant aux moteurs, ils ont conservé la même cylindrée (le V6 est toujours de mise à la base, mais on dispose aussi d’un V8 5,3 litres et d’un 6,2 litres qui fera son apparition plus tard). En revanche, ces derniers ont été remaniés pour améliorer la puissance, en hausse il va de soi, tout en diminuant la consommation.

Sur la route

Nous voilà à peine sortis de la cour du concessionnaire qu’il faut prendre en main le Sierra. Le contrôle intégré des freins de la remorque se réglant du bout des doigts, on se sent rapidement en sécurité.

Sur la route, tant avec que sans la roulotte, les suspensions s’avèrent un peu sautillantes, mais on ne s’y attarde pas vraiment. La direction est précise et la capacité de remorquage (de quelque 11 500 livres sur notre modèle) rend l’aventure presque transparente. Quelques tests d’accélération en montée et en remorquage se sont avérés plus que concluants, notre camion laissant derrière d’autres concurrents croisés par hasard, et parfois au-delà de la limite permise, sans même que je ne m’en rende compte. Seul bémol : mon remorquage intense m’a valu une consommation de quelque 30 litres aux 100 kilomètres, ce qui paraît un peu excessif malgré l’intensité de l’exercice. Sans remorque cependant, le même camion affichait fièrement une consommation inférieure à 12 l aux 100.

En résumé

Le nouveau GMC Sierra ne se réinvente peut-être pas, ni en terme mécanique ni en matière de style. Mais ce qu’il faisait bien, il le fait encore mieux, et ce qu’il avait de la difficulté à faire, il le fait maintenant avec aisance.

Forces :

– Capacité de remorquage – Consommation d’essence sans remorque – Solidité du châssis

Faiblesses :

– Consommation au remorquage – Suspensions sautillantes – Look inchangé

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