26 février 2015
Conférence de Mylène Paquette
Il faut toujours ramer pour atteindre ses buts
Par: Jennifer Blanchette
À la demande de cinq étudiants de l’école Fadette, la conférencière et navigatrice Mylène Paquette a livré un beau témoignage de persévérance devant une centaine d’élèves.   Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

À la demande de cinq étudiants de l’école Fadette, la conférencière et navigatrice Mylène Paquette a livré un beau témoignage de persévérance devant une centaine d’élèves. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

« Le défi n’a de qualité que celle que nous lui donnons. » Pour la navigatrice Mylène Paquette, que ce soit de traverser l’Atlantique à la rame ou de ne pas décrocher de l’école, l’important est de ne jamais abandonner son objectif. C’est d’ailleurs ce message qu’elle a fait résonner à l’école secondaire Fadette lors de son passage coïncidant avec les Journées de la persévérance scolaire.

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Celle qui a été la 13e personne à franchir le nord de l’Atlantique à la rame a fait un arrêt à Saint-Hyacinthe le 20 février, à l’invitation de cinq étudiants de 5e secondaire dans le cadre de leur projet en entrepreneuriat.

En conférence devant une centaine d’élèves de Fadette, Mylène Paquette a d’abord demandé : « Qui parmi vous pensait que j’étais folle de vouloir traverser l’Atlantique à la rame? ». Quelques mains se sont timidement levées. Le ton venait d’être lancé pour les 90 prochaines minutes.

Très humblement, la navigatrice a décrit à son auditoire captif comment sa peur insurmontable des requins avait failli lui coûter son projet ou encore comment après deux mois sur l’eau et trop peu de miles nautiques au compteur elle avait demandé à rebrousser chemin afin de se reprendre l’année suivante.

Rien de tout cela ne l’a empêchée d’atteindre son but, car le 12 novembre 2013, après avoir passé 129 jours en mer et chaviré une dizaine de fois, elle est devenue la première Nord-américaine à réaliser l’exploit de franchir à la rame l’océan Atlantique Nord.

« Si jamais vous avez le goût d’abandonner, parlez-en à vos profs, à vos amis ou à vos parents avant de prendre cette décision. Même chose pour votre attitude face à un défi. C’est souvent la seule chose sur laquelle vous avez du contrôle », a-t-elle sagement avisé son jeune public.

Mylène Paquette a d’ailleurs souligné que pour accomplir ses rêves, il faut une certaine part de naïveté. « Si on m’avait dit avant mon départ qu’il me faudrait amasser 250 000 $ et me préparer pendant cinq ans, pas sûre que je me serais lancée dans l’aventure! »

La conférencière a ensuite raconté aux élèves que lorsque nous tentons d’atteindre nos buts, notre pire ennemi est souvent nous-mêmes. « Le plus menaçant durant mon périple fut mon égo. J’étais devenue trop confiante et je prenais des risques. La dernière semaine de mon périple, j’ai dormi avec la porte ouverte de ma cabine. À ce moment, je me suis rendu compte que je n’étais pas toujours mon allié », a-t-elle témoigné.

Modèle de persévérance

Si Mylène Paquette n’a pas complété ses études collégiales, cela ne l’empêche pas d’être un exemple de persévérance pour les jeunes et les moins jeunes.

« Nous voulions que notre projet en entrepreneuriat puisse motiver les élèves de l’école. Nous avions entendu parler de Mylène Paquette à Tout le monde en parle et nous trouvions qu’elle était un beau modèle de persévérance », a expliqué Jérémy Bourgeois, l’un des cinq étudiants responsables de la venue de la navigatrice à Saint-Hyacinthe.

Lui et ses collègues Samuel Pépin, Rébecca Stooke-Morel, Sandrine Fournier et Roxanne Provost ont travaillé d’arrache-pied afin d’amasser 2 300 $ en commandite pour réaliser leur projet.

« On se fait toujours dire que tout est possible dans la vie et la conférence de Mylène Paquette le démontre très bien », a reconnu Rébecca.

Pour conclure leur projet en beauté, les cinq élèves publieront une vidéo résumant leur activité sur la page Facebook de l’école Fadette et ils aimeraient créer un mur de la persévérance dans l’établissement scolaire.

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