17 novembre 2011
Lancement d'une pétition en ligne
Il y a urgence pour la Yamaska
Par: Le Courrier

Détentrice du titre peu enviable de rivière la plus polluée du Québec, la Yamaska souffre des activités humaines tout le long de son bassin. Une pétition en ligne vient d’être lancée sous le thème « La Yamaska : une urgence nationale » afin que des milliers de signataires exigent que cette rivière aux nombreux affluents reçoive des soins immédiats.

« C’est le ministre Marcel Léger qui a été le premier à dire en 1978 que la rivière Yamaska était une urgence nationale. Qu’est-ce qui s’est fait depuis? Rien », déplore Paul Sarrazin, le président de l’organisme de bienfaisance qui parraine la pétition.

La Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY) souhaite que cette pétition « déferle comme une vague » à l’Assemblée nationale pour forcer le gouvernement à agir dans le dossier de la Yamaska autrement qu’en accumulant études et rapports d’experts.« Nous sommes un tout petit comité, mais pour nous, c’est une grande annonce », a indiqué M. Sarrazin lors d’un point de presse tenu à Saint-Hyacinthe en présence de membres du Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain, organisme qui appuie la Fondation dans sa démarche.On peut accéder à la pétition en lançant le moteur de recherche à l’aide des mots-clés « pétition » et « Yamaska », ou en tapant l’adresse www.petitionyamaska.org M. Sarrazin assure que bien des gestes engendreraient des effets bénéfiques immédiats pour la Yamaska, comme la création de véritables bandes protectrices le long des terres agricoles et l’élimination des rejets d’eaux usées vers la rivière dans les municipalités. « Il ne faut pas oublier que la rivière Yamaska et ses affluents servent de prise d’eau à 600 000 personnes », a-t-il signalé.Un membre du comité, François Leduc, a exhibé des photos montrant que le bassin de la Yamaska, malgré sa réputation, regorgeait d’écosystèmes aux paysages magnifiques. Dans l’un d’eux, on vient même de faire la découverte d’une nouvelle espèce de libellule et d’en identifier une autre qui n’avait plus été aperçue au Québec depuis le début des années 1900. « La Yamaska, ce sont des beautés, des beautés menacées. Mais c’est aussi une soupe aux cyanobactéries », a-t-il mis en lumière.La pétition exigeant que des mesures exceptionnelles soient prises pour la Yamaska devrait être déposée à l’Assemblée nationale le 8 décembre par trois députés de diverses allégeances oeuvrant dans le bassin : le libéral Pierrre Paradis, de Brome-Missisquoi, l’adéquiste François Bonnardel, de Shefford et le péquiste Étienne-Alexis Boucher, de Johnson.

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