4 mai 2017
Stationnement Centre-ville
Il y aura référendum le 9 juillet
Par: Benoit Lapierre
Il y aura référendum le 9 juillet

Il y aura référendum le 9 juillet

Andrée Rochon, du comité Logemen’mêle, était porteuse d’une pétition de citoyens opposés aux démolitions lorsqu’elle s’est présentée devant les élus lundi soir.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Andrée Rochon, du comité Logemen’mêle, était porteuse d’une pétition de citoyens opposés aux démolitions lorsqu’elle s’est présentée devant les élus lundi soir. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe poussera jusqu’au référendum la procédure que des citoyens ont enclenchée pour l’empêcher de détruire trois édifices et 11 logements de la rue Marguerite-Bourgeoys dans le but d’ajouter 52 cases au stationnement Centre-ville, dont la capacité passerait ainsi de 328 à 380 voitures.

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Ainsi en ont décidé les élus municipaux lundi soir, cela après le dépôt d’une pétition portant la signature de 576 citoyens priant la Ville de renoncer à la démolition des trois bâtiments dont elle a fait l’acquisition en décembre 2016 au coût de 845 000 $.

La pétition a été présentée par Andrée Rochon, la chargée de projet du comité Logemen’mêle, lorsqu’elle s’est adressée aux élus à la période des questions. C’est son intervention dans le processus de modification de zonage des propriétés visées qui a fait en sorte qu’il y a d’abord eu dépôt d’une demande d’approbation référendaire du projet de règlement de zonage, lequel a aussi pour but de régulariser la situation du stationnement public existant, cet usage n’ayant jamais été autorisé à cet endroit.

Par la suite, le 12 avril, le projet a été bloqué au registre par 44 citoyens des zones concernées, soit trois de plus qu’il n’en fallait pour forcer la tenue d’un scrutin référendaire sur la modification de zonage, ou le retrait du projet de règlement. 

Le conseil ayant opté pour le référendum, celui-ci aura lieu le 9 juillet à l’intention des citoyens des deux zones concernées et de trois zones contigües.

Lundi soir, Andrée Rochon a aussi interrogé le conseil au sujet de la rue Saint-François, où la Ville projette d’autres acquisitions aux fins de démolition, a confirmé le maire Claude Corbeil. « Une dame de 70 ans qui a toujours demeuré là se demande ce qui va lui arriver », a-t-elle lancé.

« Nous vous avons rencontré deux fois, et on vous a informé que nous avions l’intentiond’acquérir d’autres propriétés sur Saint-François, mais aussi de réinstaller de 40 à 50 logements dans le secteur. Cette personne-là sera accompagnée pour la suite des choses. Les baux se termineront en juillet 2018 », lui a répondu le maire Corbeil.

Le directeur général, Louis Bilodeau, a précisé que le processus d’acquisition n’était pas terminé et que dans les circonstances, il ne pouvait rien confirmer. « Il y a des propriétaires qui ont pris l’initiative d’alerter leurs gens, mais quand rien n’est encore attaché, ça m’apparaît hasardeux. Il faut suivre chacune des étapes et surtout, rassurer les locataires; ils ont une année et un peu plus devant eux », a-t-il dit.

La conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, a enchaîné en y allant d’une promesse envers les locataires qui devront quitter la rue Saint-François, où cinq bâtiments résidentiels sont menacés de démolition. « Je vais m’engager personnellement à les accompagner et à leur trouver un logement », a-t-elle lancé.

Propriétaire au centre-ville, Jeannot Caron a ensuite pris la parole pour rappeler quel’aménagement d’espaces de stationnement au centre-ville figure parmi les priorités du Plan d’urbanisme adopté en 2010 et dans lequel l’adoption d’un Programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le centre-ville est recommandée. « Comment se fait-il que depuis 2010, rien n’a été fait? », a-t-il questionné.

Le maire Corbeil lui a expliqué qu’avec l’arrivée d’un nouveau conseil en 2013, la priorité avait été donnée à la relance du tourisme d’affaires et au développement commercial du secteur nord. « On veut faire la même chose en centre-ville et on va y arriver. On a un projet structurant », a-t-il répondu, en parlant du projet de Réseau Sélection.

Son intervention a fait réagir la conseillère Adam. « Avant d’aller plus loin, le PPU devrait être révisé », a-t-elle soutenu. 

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