22 juillet 2021
Ambulances détournées des urgences
Inquiétude grandissante chez Dessercom
Par: Laurent Théoret

Francis Brisebois, coordonnateur aux communications de Dessercom. Photo gracieuseté

Les ambulances de Dessercom se font parfois refuser l’accès à l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, ce qui inquiète les services ambulanciers. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’hôpital de Saint-Hyacinthe doit parfois prendre la décision de détourner des ambulances ce qui inquiète l’une des plus grandes entreprises ambulancières et de transports médicaux de la province, Dessercom.
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En raison du taux important d’occupation des urgences, l’hôpital Honoré-Mercier doit prendre la décision de refuserdes ambulances sachant qu’elles sont un des principaux facteurs d’engorgement de ceux-ci. L’hôpital explique ces décisions en raison de l’épuisement du personnel et du manque de main-d’œuvre.

Cette situation oblige donc les ambulanciers à se rendre vers un autre hôpital selon leur protocole et procédure. « Les paramédicaux doivent alors se diriger vers les hôpitaux de Longueuil ou même de Montréal. Ce détournement peut aussi avoir des répercussions sur les autres hôpitaux, car nous leur rajoutons une charge de travail », explique le coordonnateur aux communications de Dessercom, Francis Brisebois. Il précise que les autres centres hospitaliers peuvent à leur tour détourner l’ambulance et ainsi créer un effet boule de neige.

Les principales répercussions du côté des paramédicaux sont qu’ils augmentent le temps en transports et désertent le territoire qu’ils sont censés couvrir.

« Nous sommes conscients des enjeux dans les hôpitaux, mais nous ne devons pas négliger tous les impacts sur les services ambulanciers découlant des décisions prises par les centres hospitaliers. Nos paramédicaux veulent offrir un service de qualité et assurer la meilleure continuité de soins à leurs patients », ajoute M. Brisebois.

La hausse des appels d’urgence ainsi que le manque de personnel chez les paramédicaux compliquent la tâche de ceux-ci. « Nous avons remarqué une hausse des appels pour des services médicaux notamment dans la région de Saint-Hyacinthe, d’où la raison de cette sortie pour sensibiliser la population à cette problématique », a exprimé le coordonnateur des communications.

Il a précisé que de prendre le téléphone et d’appeler le 811 est une bonne option. Les gens auront ainsi une infirmière au bout du fil qui pourra répondre à leur question et trouver des solutions alternatives.

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