13 novembre 2014
Héros du jeudi
Jacob Gagné-Lanthier
Par: Maxime Prévost Durand
Photo François Larivière | Le Courrier ©

Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le porteur de ballon Jacob Gagné-Lanthier a joué un rôle clé au sein du Drakkar de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme juvénile tout au long de la saison. Que ce soit à l’attaque ou sur les retours de botté, l’athlète de 16 ans s’est montré dominant. Il aura causé bien des maux de tête aux unités défensives des équipes adverses en plus de se faire remarquer par certains recruteurs des équipes collégiales. Avec le Drakkar, il a mis la main sur la bannière de champion régional en division 3 il y a deux semaines.

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Que représente ce titre pour toi?

Je trouve ça bien qu’après seulement trois ans depuis les débuts du programme de football, on remporte un titre. C’est une bonne récompense pour toutes les personnes qui ont sué et qui ont démarré ce programme.

Le jeu au sol du Drakkar a joué un rôle important dans cette conquête. Quelle a été la clé de votre succès?

On a eu de bons blocs de notre ligne offensive. Ça nous a beaucoup aidé! Ça créait de beaux trous. Nos receveurs ont aussi fait du bon boulot. Ça créait des trous pour moi et Jeff (Jeffrey Beauchesne, l’autre porteur de ballon du Drakkar juvénile). Depuis trois ans, cela a toujours été notre grande force le jeu au sol et je me disais que ça allait continuer dans cette voie. Lors de certains matchs, il y a eu de très belles passes aussi, mais notre force c’était le jeu au sol.

Lors de la finale, vous avez pris rapidement un retard de 21 à 0. Qu’est-ce qui t’a traversé l’esprit à ce moment?

Ça a été un peu stressant, mais on avait déjà battu cette équipe (les Grenadiers de l’école Louis-Philippe-Paré de Châteauguay) deux fois durant la saison. Je savais qu’on pouvait revenir dans le match. On s’est regroupé comme équipe, comme la phrase « On gagne en équipe et on perd en équipe » le dit. Il ne fallait pas tomber dans le piège de baisser les bras.

Quel a été le déclic pour vous donner des ailes par la suite?

Ça a été une série de bons jeux. Notre premier touché nous a redonné confiance.

Jouais-tu au football avant que le programme du Drakkar ne fasse son apparition à la Polyvalente?

Non. Je jouais des fois sur l’heure du dîner avec des amis, mais je ne connaissais pas vraiment le sport. L’été, je jouais au soccer, mais je ne pratiquais pas vraiment d’autres sports. Je me cherchais une activité à pratiquer pendant l’école et l’entraîneur est venu nous voir dans les classes. Avec des amis, on s’est dit qu’on pourrait s’inscrire et on a aimé ça.

Comment expliques-tu les succès rapides du programme du Drakkar?

La Polyvalente [Hyacinthe-Delorme] est la plus grosse école de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, donc on a un plus grand bassin de joueurs. Les entraîneurs sont aussi très bons. Ils peuvent être exigeants, mais ils sont également indulgents.

Qu’est-ce que le football t’apporte?

C’est un bon sport pour développer toutes les facettes d’un athlète. C’est un très beau sport d’équipe. Tout le monde trouve sa place. Au football, on dit que tu dois faire ton « un douzième ». Si chaque joueur fait son « un douzième », ça va fonctionner, mais s’il y en a un qui ne le fait pas, c’est sûr que ça ne marchera pas. Ça donne une belle fraternité dans le vestiaire.

Pourquoi porteur de ballon?

Quand j’ai commencé à jouer, j’étais secondeur. J’aimais ça, je jouais en défensive, mais l’entraîneur m’a demandé d’essayer la position de porteur de ballon une fois. Au début, je n’étais pas certain. Ça avait l’air dur de se faire plaquer chaque fois. Mais je l’ai essayé et ça n’a pas été si pire finalement.

Avec Jeffrey Beauchesne, vous formiez un duo de porteurs dominant. Est-ce que ça t’enlevait une pression d’avoir un coéquipier qui excelle également?

Oui, c’est certain. L’an dernier, Jeffrey n’était pas avec l’équipe. Quand c’est rendu que l’autre équipe te « spotte » et que tu deviens le joueur à plaquer, c’est plus difficile d’attaquer. Cette saison, nos feintes fonctionnaient bien et cela a permis de développer davantage notre attaque.

Quels sont tes plans pour le futur?

J’aimerais continuer à jouer au football au moins jusqu’au cégep. Je ne sais pas exactement ce que je veux faire encore plus tard, mais je crois m’enligner vers l’université. Si le football peut m’amener jusque-là, ce serait super. Des recruteurs m’ont approché, donc je dois regarder les programmes qui sont offerts au collégial. Mon choix n’est pas encore arrêté pour l’année prochaine.

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