9 janvier 2014
D'obèse à athlète
« J’ai choisi de vivre! »
Par: Le Courrier

Jacques Aubin a décidé de changer de vie en octobre 2009. À cette époque, il pesait 415 livres et souffrait de haute pression. Des évènements majeurs devaient avoir lieu dans la vie de ses enfants, et s’il ne se prenait pas en main, peut-être n’aurait-il pas pu arriver à voir les accomplissements de sa progéniture. Aujourd’hui, Jacques a 50 ans, il a perdu 225 livres, et sillonne les villes du Québec pour raconter son histoire et l’engagement qu’il a pris avec la vie.

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Il y a quatre ans, jour pour jour, Jacques Aubin apprenait que son fils quittait la maison pour aller étudier, et que sa fille était acceptée dans un programme d’ascension du mont Everest. Il a réalisé à ce moment que s’il ne faisait rien pour améliorer sa santé, le pire pourrait survenir à n’importe quel moment en raison d’antécédents de maladies cardiaques dans sa famille.

« Lors d’un rendez-vous chez le médecin pour évaluer ma situation de santé, il m’a annoncé qu’il ne pouvait pas me peser parce que sa balance n’allait pas plus haut que 350 livres. J’étais trop gros. Le premier endroit où j’ai pensé aller me faire peser a été dans une boucherie, mais finalement je me suis ramassé dans un abattoir à cochon. Le jeu de mots est faible, mais j’étais abattu. Ça a pris un autre dix mois de réflexion avant que je commence à faire quelque chose », a-t-il révélé.

Cheminement

Depuis quatre ans, c’est une vague qui n’a jamais arrêtée pour le Montréalais. À commencer par la nutrition, pour enchaîner avec un peu de cardio et ensuite intégrer la musculation, Jacques Aubin réalise maintenant des exploits qu’il n’aurait jamais cru possibles.

La première année, il a perdu 158 livres et participé à 12 courses de 5 km via le Circuit de course à pied du Grand Montréal. À ce moment, ça a été le plus grand engagement qu’il avait pris concernant sa santé depuis longtemps.« Dans ma tête, d’avoir parcouru ces distances, de courir des 5 kms, c’était le plus que je pouvais faire et je ne pouvais pas aller plus loin, a-t-il indiqué. L’année suivante, je me suis offert 48 courses pour mes 48 ans et pas seulement des 5 km. J’ai couru au-delà de 3 500 km en entraînement. Tout ça m’a mené à la participation de mon premier Défi Montréal-New York où j’ai parcouru 102 km en 65 heures et, trois semaines plus tard, à mon premier demi Ironman. »

Persévérance

L’engagement du quinquagénaire s’est poursuivi non sans moment de découragements venant de la pression sociale, mais psychologiquement, la seule chose qu’il avait en tête, c’était de sauver sa vie.

« Au début du processus, tu te dis que ta récompense, tu vas l’avoir un jour, mais pas maintenant. Tu te dis, est-ce que j’ai vraiment quelque chose à perdre? Parce qu’où je suis présentement, je vais mourir. Si je sors de ma zone de confort et que j’en meurs, ben ça sera ça, mais au moins j’aurai essayé! Et le mieux qu’il puisse arriver, c’est que je me sente mieux! Lentement, c’est devenu une façon de vivre pour moi, et je veux transmettre ça aux gens. »La conférence D’obèse à athlète s’adresse au grand public. Son témoignage traitera du désir de vivre et du dépassement de soi, une victoire à la fois. Jacques Aubin sera de passage aux Loisirs Christ-Roi le mardi 14 janvier à 19 h. Pour informations ou inscription, composez le 450 250-5463.

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