25 avril 2019
Carte blanche
Je me souviens!
Par: Pierre Bornais
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C’est la fière devise du Québec, mais il arrive trop souvent, à certains moments historiques, qu’on tourne les coins ronds, oubliant justement ceux et celles qui ont bâti le pays!

J’en veux pour preuve un événement par ailleurs fort heureux, marquant les 75 années d’existence d’Hydro Québec et certains de ses instigateurs au fil du temps.

Il faut donc reculer jusqu’en 1944 pour voir cette fière entreprise prendre une place unique dans la production d’électricité au Québec.

Je n’ai pas eu l’occasion de consulter de façon exhaustive les documents liés à cet anniversaire, mais rien n’a été publiquement cité sur les origines de la compagnie. Mais je me souviens avoir appris au fil du temps que le premier président du conseil était un Maskoutain de renom, l’honorable T.-D. Bouchard.

Ce n’est pas par hasard si ce dernier a été nommé à cette importante fonction; il soulignait l’importante contribution du Maskoutain au dossier de la nationalisation de l’électricité.

Il faut remonter au milieu des années 1910 pour constater que celui-ci était engagé à travailler pour que ce bien public soit retiré des mains des spéculateurs du temps. Et cette bataille qui a duré des décennies a connu un succès inespéré en 1944 alors que la compagnie qui contrôlait la métropole a été obligée de céder ses biens au Québec.

La présidence de M. Bouchard aura été de courte durée – quelques mois à peine – avant que le premier ministre Godbout ne lui retire ce titre.

L’affaire n’avait aucun lien avec sa compétence, mais bien plutôt avec une polémique liée aux valeurs du temps et à la proximité de l’état et de la religion. Cette mesure discriminatoire ne change en rien la réalité de 1944. Il fallait bien que quelqu’un le signale!

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