14 novembre 2013
« Je réalise à quel point j’ai de gros défis »
Par: Jean-Luc Lorry
Le nouveau maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil signe le livre d'or de la municipalité lors de la cérémonie d'assermentation. À ses côtés, la greffière de la Ville, M e Hélène Beauchesne.

Le nouveau maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil signe le livre d'or de la municipalité lors de la cérémonie d'assermentation. À ses côtés, la greffière de la Ville, M e Hélène Beauchesne.

La première semaine passée dans les murs de l’hôtel de ville de Saint-Hyacinthe ne fut pas de tout repos pour Claude Corbeil.

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À peine assis dans le fauteuil occupé pendant 21 ans par Claude Bernier, de volumineux dossiers ont rapidement atterri sur le bureau du nouveau maire de Saint-Hyacinthe.

« Je réalise à quel point j’ai de gros défis. Le plus grand sera de faire équipe avec les gens en place. Cela va marcher et je suis confiant. Il faut être prudent, sérieux et je suis capable de l’être », a mentionné Claude Corbeil en entrevue au COURRIER, quelques minutes après la cérémonie d’assermentation.Un maire issu du milieu agricole est une première dans l’histoire de la Ville de Saint-Hyacinthe. « Je n’avais pas réalisé cela pendant la campagne. C’est une chose qui vient me chercher et j’en suis fier. Avant que mon père décède en août, il m’a dit que ce serait difficile pour un producteur agricole de devenir maire de la Ville. Je lui ai répondu que c’était un beau défi. »

Ancien patron

En plus d’être agriculteur, Claude Corbeil a occupé les six dernières années, la fonction de commissaire agricole au CLD Les Maskoutains.

Celui-ci a confié avoir rencontré pendant une heure son ancien patron Mario de Tilly, directeur général du CLD. Contrairement à son prédécesseur, Claude Corbeil nous a confirmé qu’il ne sera pas président du CLD ainsi que de la Cité de la biotechnologie.« Le maire de la Ville siège obligatoirement sur le conseil d’administration du CLD, mais il n’est pas obligé d’être administrateur de la Cité de la biotechnologie. Moi je ne suis ni le patron du CLD, ni le patron de Mario. Le patron de Mario, c’est le conseil d’administration », a précisé Claude Corbeil.Rappelons que la Ville est le principal bailleur de fonds de la Cité de la biotechnologie, un parc industriel envers lequel la municipalité a cautionné des emprunts totalisant environ 25 millions $ depuis 2007. « Tous les liens entre la Ville et la Cité doivent être transparents et publics », a répété M. Corbeil en reprenant l’une de ses déclarations électorales.

Visite complète

Après avoir passé la porte de son nouveau lieu de travail, Claude Corbeil a souhaité visiter de fond en comble l’hôtel de ville.

« Je me suis rendu jusque sur le toit de l’édifice. Les gens ne sont pas habitués à voir un pick-up garé à la place de stationnement réservée au maire. Déjà, cela annonce un changement », de terminer Claude Corbeil.

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